AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Paperasses d'un dément

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Paperasses d'un dément   Sam 21 Nov - 8:05

Quelques papiers qui traînaient sur moi...

* 12 décembre 2002

Je suis encore à découvert. J'ai plus rien à grailler et les impôts arrivent dans deux semaines. J'ai plus intérêt à m'occuper de ma catastrophe financière que de la catastrophe virale dont tout le monde parle.
Si mes problèmes de fric continuent comme ça, je serai interdit de frais hospitaliers, puis les autorités viendront me gerter de chez moi à grands coups de pompe dans le cul.

Quelle vie de merde, franchement. Je vois même pas l'utilité de la raconter sur ce papier que personne lira jamais.


* 1 janvier 2003

Youhou, j'ai eu ma paye. Youhou, les impôts et assurances m'ont déjà tout pompé. Youhou, faut que j'achète suffisament de nourriture pour un mois... Avec 86$. Soit l'équivalent d'une semaine durant laquelle je me restreins un peu.

Vie de merde.


* 5 mars 2003

J'arrête pas de tousser depuis trois jours. Mais une toux bien grasse, accompagnée de glaires et parfois de crachats de sang. J'ai quelques morceaux de peau nécrosée. J'aimerais bien aller chez le médecin, mais comme j'ai pas de fric, j'aurai pas accès aux soins.

Vie de merde.


* 16 mars 2003

J'ai un ongle devenu complètement noir. Je crache encore du sang et je tousse presque constamment. Toujours pas de fric. Fait chier.

Vie de merde.


* 3 avril 2003

Toujours malade. Ça reste stable. Je sais toujours pas ce que peut être cette saloperie. De temps à autres, j'ai des maux de tête atroces, suivis de saignements des tympans.
Et bien sûr, j'ai toujours pas accès aux soins.

Vie de merde.


* 9 septembre 2009

Déjà plus de six ans que j'ai cette maladie. J'avais pas trop la tête à écrire ce journal. Entre temps, j'ai vécu 2 mois dans la rue, et j'ai dû prendre un appartement minable dans le périph' de Washington. Les murs sont des éponges et chaque jour je me demande si le plafond va pas s'écrouler à chaque pas que fait le voisin, à l'étage. J'ai réussi à voir juste un seul médecin. Putain... 25$ en moins pour qu'il me dise qu'il n'a aucune idée de ce que ça peut être. On dirait une sorte de lèpre mélangée à une grippe ou une autre connerie du genre. Les maux de tête sont de plus en plus fréquents et violents.

Sinon, toute la partie sud de Washington est en proie au virus de la société Umbrella Corp. Les autorités maintiennent tant bien que mal la zone de quarantaine.

Vie de merde.
Je déteste ma vie.
Je crois que je vais mettre fin à mes jours.


* 25 septembre 2009

Ô toi, mon beau journal, qui n'es qu'un tas de papiers mal rangés, je crois que je n'aurai pas besoin d'avoir recours au suicide pour crever.

Eh oui, en effet. Je suis dans la banque, j'allais faire un retrait d'argent. Puis des infectés du virus T, des sortes d'hommes et de bêtes rongés jusqu'à la moelle par ce truc, ont débarqué dans le centre ville. La zone de quarantaine a été passée.

Ils sont dans le rez de chaussée de la banque. Un des types s'est tiré une balle dans la tête en les voyant arriver.

J'ai monté les escaliers comme je pouvais. Une sorte de truc rougeâtre avec une langue immense m'a poursuivi dans tout le building. Il m'a foutu un coup de griffe et m'a serré la cheville avec sa langue répugnante, mais je lui ai écrasé une lampe halogène dans la gueule. Il a été sonné quelques minutes seulemet, mais c'était suffisant pour que je rejoigne le dernier étage de l'immeuble. J'ai entassé tous les meubles devant la porte, et ai verrouillé les fenêtres.

Voilà. En gros je suis tout seul au dernier étage d'un immeuble infesté de contaminés. Et je suis blessé. Si j'en crois les trucs que j'ai appris sur cette maladie, dans quelques heures, je serai comme eux.

Comme je l'ai toujours dit dans toutes mes précédentes notes :
VIE DE MERDE.

Bon, sur ce, j'ai plus q *tâches de sang, la lettre n'a pas été finie*


* date inconnue (date véritable : 13 novembre 2013)

Tiens, j'ai trouvé ces papiers sur moi. Je me suis dit que ce serait sympa d'écrire un truc, parce que ce que je vis est pas banal.

Alors, je suis dans un immeuble. Je connais pas la date. Ma montre m'indique juste "lundi", mais elle donne pas le mois. 'fin bon, si j'en conclue les papiers -qui ont l'air d'être les miens !-, on est en septembre 2009.

Bon, je suis donc dans cet immeuble. J'ai mal à la tête. Je suis tout maigre, voire anorexique. C'est marrant, je peux voir mes os ressortir.
J'ai faim. J'ai super faim. C'est grave ce que je peux avoir envie de bouffer un truc. Comme si ça faisait des années que j'avais pas avalé quoi que ce soit.

Je vais tenter de dégager tous les meubles qui bloquent l'entrée, et sortir. En regardant par la fenêtre, j'ai vu qu'il y avait personne dans les rues. Je suis peut-être mort.

***

Je suis en bas de l'immeuble. Y a personne. Quelques tâches de sang. J'ai ramassé un pied-de-biche qui traînait. Puis j'ai avalé un analgésique. Putain ce que ça fait de bien ces merdes.

J'écrirai peut-être bientôt. Je vais ajouter un smiley pour finir : : D.

***

Je traîne dehors depuis quelques heures. Je suis bien dans Washington. Je sais pas où aller, il y a vraiment personne. Je profite d'un petit quart d'heure de repos pour écrire un truc, comme ça.

Ah oui, tout à l'heure, j'ai vu une sorte de mec pas frais, du genre drogué qui est allé plus loin que l'overdose quoi. Il avait la peau nécrosée, un peu comme moi à certains endroits, sauf que lui c'était partout. Les yeux étaient injectés de sang et avaient une teinte jaunâtre et vitreuse. Il puait et ses vêtements étaient super sales. Il était pas normal. Il m'a vu et il m'a coursé -enfin, il a essayé, parce qu'il allait pas très vite le coco. Il s'est cassé la gueule et je lui ai éclaté la gueule à coups de pied-de-biche pendant qu'il essayait de ramper vers moi minablement.

En regardant dans une vitre, j'ai vu que j'avais moi aussi des yeux jaunâtres et vitreux. Faudrait que j'arrête les analgésiques. Non, je peux pas, c'est tout ce qui me calme. Faut que je trouve une pharmacie où en prendre.
Revenir en haut Aller en bas
 
Paperasses d'un dément
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La «frontière» est-elle carrément fermée entre Haïtiens et Dominicains même au Q
» Demande d'agrément
» Croix de bois, croix de fer, si je ment je vais en enfer ! [PV : Hikari]
» Floodeurs, floodeuses, on vous ment !
» Le Cinquième élément [DVDRiP] uptobox

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Resident Evil : Echoes :: TABLEAU DE BORD :: INFORMATIONS :: JOURNAL DE BORD-
Sauter vers: