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 Le journal d'Ève Pirkins

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MessageSujet: Le journal d'Ève Pirkins   Dim 25 Oct - 17:01

Le Bal PREMIÈRE PARTIE
il y a 6 ans de ces événnements...







Je grattait le fond de mon assiette, le petit bruit strident de ma fourchette contre la vaiselle de porcelaine gâchait alors le silence du souper quotidien. La joue écraser sur le revers de ma main, je contemplait le contenu de mon assiette, à peine entamé tant dis que Carrie se déshatablait déjà. Rinçant sa vaisselle sous l’eau bouillante, la petite rangea le tout dans le lave-vaisselle et monta les escaliers en direction de sa chambre. Je savais que mon oncle attendait l’opportunité, depuis déjà un bon 20 minutes, que la petite sois enfin monté pour que l’on parle seule tout les deux. C’est pourquoi, après avoir terminé sa bouché et s’être assuré que Carrie avait bien refermé la porte derrière elle, il brisa enfin le silence.

- Tu ne mange pas?


J’observait un instant mes talons hauts, puis la robe de soirée bleu que j’avais enfilée. C’était bien du genre à Éric de me demander ça, il s’inquiétait beaucoup, même trop pour moi à un rien. J’était toutefois très reconnaissante envers lui, je lui devait beaucoup. Depuis la destruction de Racoon City, il avait été comme un père que je n’ai jamais eu avec moi…

- À vrai dire, je n’ai pas très faim…

Avouais-je toujours les yeux rivés sur mes patates.

- En tout cas, tu manque quelque chose, ce rôti de bœuf que tu nous a préparé était excellent! J’ai remarqué que tu mangeait de moins en moins souvent ces temps-ci, est-ce que sa va?

Me répliqua-t-il en se levant de sa chaise en direction du lavabo. Et moi... toujours impassible:

- Tu sais que je suis végétarienne à présent…Je vais très bien t’inquiète pas… Je croit que je vais y aller tout de suite, si je ne veux pas être en retard…

Il se retourna la tête vers moi tant dis qu’il continuait de trier les ustensiles. Je me leva à mon tour et me dirigea tranquillement vers lui, je lui déposa un baiser sur la joue puis me replia jusqu’à la porte. Il me rejoignit au pas de course pour me souhaiter une bonne soirée puis ajouta, voyant que j’était seule.

- Tu n’est pas accompagnée?

Je baissa les yeux au sol, hésitante, puis replongea mes yeux dans les siens. Je sourie de plus belle et dit en ricanant :

- Non, mais Sarah Leroux tenait absolument à ce que je ne rate pas le bal de graduation!

Le bal de fin d'année était ce que j'avais toujours redouté. Pourquoi? Pourtant, toutes les jeunes filles de mon âge avaient si envie d'y aller avec leur prince charmant! Tout simplement parce que je n'était pas comme les autres filles... J'était maladroite, danser c'était pas mon truc et puis j'avais l'air ridicule dans une robe de soirée. Nous échangeâmes un rire puis avant que je ne referme la portière de ma voiture, ma superbe coccinelle noire, il me toisa.

- Ève! Tu es très jolie, ta mère aurait aimé te voir dans sa robe. Elle aurait tellement été fière de toi…… Tu lui ressemble beaucoup tu sais.

Éric était quelqu’un de très maladroit, toutefois je savais qu’il disait cela pas pour but de me blesser. Je pu même sentir la culpabilité dans ses yeux, voyant ma négative réaction. Ma gorge se noua et je combattait pour ne pas m’effondrer à nouveau. Je n’avais pas encore fait le deuil, le décès de ma mère m’avait totalement chamboulé. Les souvenirs se disputaient la plus grande place dans mon coeur. Elle et moi avions été si proche. Tout ça avait également été un grand choc pour Éric. Il parlait presque toujours de ma mère comme une héroïne au sein de la famille. Éric était son grand frère, et Dona (ma mère) sa petite soeur chérie. C'était tout de même bien que l'on soit deux à vivre le même chagrin. Parce que lui aussi pouvait ressentir ce que moi je ressentait. J’aquiesça avant de définitivement refermer la portière. Je n'osait même pas regarder, une dernière fois, mon oncle par le rétroviseur avant de partir. Je boucla ma ceinture et après m'avoir enfin ressaisit, ma voiture disparu dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Le journal d'Ève Pirkins   Dim 25 Oct - 17:04

Le Bal DEUXIÈME PARTIE







J’était assise sur une table non-occupée du gymnase et jouait à faire des pyramides avec les sachets de sucres. Je regardait au loin toutes mes meilleures amies du secondaire danser avec leur amoureux. Je n’était pas du genre à culpabiliser ma solitude. J’aimais bien ma vie de célibat. Ayant toujours occupé le post de « meilleure amie » cela m’aurait même paru étrange d’avoir, à mon tour, un petit copain. Malgré que ça ne m’aurait pas déplu… Mais j’était un personne extrêmement timide, j’avais de la difficulté à alimenter les conversations bien que j’était quelqu’un d’à première vue, très sympa (d’après Libye, ma coéquipière en court de biologie). Certes, j’était au courant que quelques garçons m’avait en mire, mais personne ne m’intéressait réellement de ce point de vue là.
Je vit une main passer en voile dans mon champ de vision et je sursautai.

- Allllooo ! La Terre appelle Ève Pirkins sur la planète « Je suis encore sûr la lune! »


S’écria Sarah le grand sourire aux lèvres, comme à l’habitude, tout en prenant place sur une chaise à côté de moi. Elle croisa les bras tout en contemplant ma tenue qu’elle avait l’air d’apprécier. Je fit de même, sa robe était superbe, rouge scintillante avec quelques perles brodées au niveaux du buste. Me secouant les idées, je lui rendit son sourire éblouissant.

- Salut! Tu m’as fait peur… Jonathan n’est pas avec toi?

Elle fronça les sourcils.

- Non, il est partit pisser et nous chercher à boire… Toi, t’as pas l’air dans ton assiette ma grande!

J’aquiesça d’un signe de tête avant qu’elle ne mette sa main sur mon front. Elle devenu soudainement très expressive, encore comme d’habitude. Sarah était très divertissante il fallait avouer…

- Mon Dieu, t’es brûlante! Est-ce que sa va?

Elle me surprit, je croyait que mon oncle était le seul aujourd’hui à trouver que j’avais l’allure d’une malade. C’est vrai que j’était fatiguée, ouais… ça devait être ça… Une main se posa sur mon épaule et Sarah changea soudain d'émotion. D'inquiète à enjouée...

- Cette place est libre?

Je me retournai, c’était Kevin, un bon ami du court de math. Beaucoup de filles le trouvait craquant mais, ayant toujours été un ami d’enfance pour moi et rien de plus, entamer une relation avec lui ne m’était pas primordiale. Je ne l’aimait pas de cette « amour là » et il le savait très bien… Je lui adressa tout de même un sourire timide, en lui répondant d’un « non ». Sarah me fit un clin d’œil tout en s’emballant de plus belle. Elle se leva d’un bond directe.

- Je croit que je vais vous laisser seuls… Jo arrive avec mon punch.

Elle quitta notre table, tout en faisant des signes désordonnés dans le dos de Kevin, me disant que c’était le bon. "Très bonne mime Sarah..." prononçais-je des lèvres silencieusement. Kevin se retourna la tête brusquement, se doutant bien et Sarah fit de même à l'instant où elle vit venir la réaction de celui-ci.Je roula les yeux puis reporta mon attention sur lui.

- Salut.


Son bras était caché derrière son dos et lorsqu'il la retira enfin, je pu voir la sublime rose rouge qu'il tenait dans celle-ci. Il me la tendit fièrement avec un des sourires des plus radieux.

- Elle est superbe, merci beaucoup. Mais tu sais que...

- Je sais, c'est entre copain. Tu veux qu'on danse?

Me répliqua-t-il si soudainement. Je fut surprise qu'il soit aussi directe et restait très hésitante.


- Euuu.. En fait… je sais pas vraiment… danser…

Lui avouais-je un peu mal à l’aise. Il sourit tout en m’entraînant sur la piste de danse et ignorant ma réplique..

- Et bien, il faut bien une première à tout…

Je me laissait donc guidée par lui, un peu maladroite parce que je l’ai toujours été… Au bout d’un moment, tout ce passait bien, nous discutions des derniers potins tout en prenant soin de ne pas trop lui donner de faux espoirs, parce que je n’était pas amoureuse de lui. Je pouvais toutefois voir entre les branches que certaines filles dont Stéphanie (une populaire à l'école qui me détestait) s'approchait parfois d'une manière non suptile près de nous, avec l'espoir de peut être entendre une partie de notre conversation. Enfin, tout ce déroulais bien j
usqu’à ce qu’un énorme mal de cœur me survienne. J’essayait d’ignorer mon mal jusqu’à ce que je n’en puisse plut. J’interrompit notre danse et mit une main en bas de mon ventre. Pliée en deux, j’était soudainement prise de vertige. Peut être qu'Éric et Sarah avaient raison finalement, en disant que j'était malade…

- Sa va? Tu veux un verre d’eau peut être!

Je fixait le sol avec un grand sentiment de dégoût. J'ignora sa réplique. Tout ce que j'avait envie à l'instant, c'était de sortir d'ici. La musique était caverneuse dans ma tête et plus d'un c'était arrêté de danser pour m'observer.

- Euuh, sa dérange si je…

- Non va y prends ton temps si tu veux t’allonger!

Je me précipita aux toilettes, heureusement, j’était seule. Je m’examina un instant dans le miroir, j’avais mauvaise mine. Mon teint était encore plus pâle que d’habitude, passé d’ivoire à blanc comme un drap. Le contour de mes yeux étaient légèrement violets et je m’agrippa au bord du lavabo pour ne pas tomber au sol. C’est là que je dégobilla sur le plancher, cependant, ce n’était pas du vomi, mais du sang… Il y en avait partout sur les murs et sur le sol. Je gémit, j’avais affreusement mal au ventre, je n’avait pas mangé depuis un certain temps. J’était étourdie et faible. La porte s’ouvrit avec fracas.

- Ève! Kevin m’as dit que sa n’allait vraiment pas tu…

Sarah s’interrompu en voyant tout le sang qui recouvrait mes mains ainsi que les éclaboussures sur ma robe.


- Ève! Une ambulance, vite!! VITE !

Elle me rattrapa au vol, pendant que je sombrait rapidement dans l’inconscience… La rose tomba dans la marre de sang au même moment...
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MessageSujet: Re: Le journal d'Ève Pirkins   Dim 25 Oct - 17:08

Le Bal TROISIÈME PARTIE






Je déboucla ma ceinture, prête à quitter la voiture même si elle ne s’arrêterait pas… Les larmes coulaient en rafale sur mes joues brûlantes. La nuit était comme un voile noir ce soir et par la fenêtre de la voiture en marche, je ne pouvait presque rien distinguer.

- Dépose moi je vais marcher….


Répondit-je après un long silence.

- Chérie je… Je suis désolée de t’avoir fait de la peine…

- Dépose moi je vais marcher je te dit!

Répondit-je en me débattant de mon siège. Je détestait ce genre de querelle avec ma mère, pourtant ce n’était pas la première fois ce mois-ci. Elle m’ignora tout en continuant, les deux mains sur le volant.

- Je ne te déposerai pas! Rattache-moi cette ceinture immédiatement jeune fille!

Je ravalait mes larmes tout en bouclant de nouveau cette foutue ceinture qui m’étouffait. Il était rare de voir ma mère dans un tel état… J’était si en colère, que je ne pu me retenir de revenir au sujet de nouveau. Cette fois, ma colère allait trop loin.

- Comment peut-tu me faire ça! T'as bien fait de jeter papa dehors, c'était un sal monstre et toi t prends de son côté!! En plus,Tu me traite comme un bébé et moi j’ai 15 ans! T’as pas le droit de te défouler sur moi à cause que lui n’est pas là!

Je savais que ma mère perdait tout ses moyens lorsqu’il s’agissait de reparler de papa. Mais je m’en contrefichait. Tout ce que je voulais, c’était pour une fois attirer son attention. Elle déglutit avec peine, les larmes aux yeux. Ma mère, dans une colère noire, me répondit de plus belle.

- Et qu’est-ce que tu voulais que je fasse hein Ève! Je ne l'ai pas jeté dehors! (elle s'effondra) Il... il nous a quitté...

Son regard toujours sur l’horizon, elle venait de me blesser affreusement. Surprise comme tout, j’essayait de me remémorer l’événement, toutefois je n’y arrivait pas. Alors elle m’avais mentie?… Papa… ne m’avait pas violer, il était simplement partit pour ne plus jamais revenir…comment cela se pouvait-il alors que je ne me rappelait plus de rien? Je m’effondra pour de bon en larme. Comment avait-elle pu me cacher la vérité si longtemps? Tout les deux nous pleurions, sauf que moi je ne le cachait pas comme elle.

- Comment as-tu… Tu m'as dit qu'il m'avait violer... Tu m'as mentie! Dans le fond t'es pas mieux que lui, je te déteste!

Tels fut mes derniers mots prononcés avant que la voiture dérape et se fracasse dans la chaussée. Les éclats de verres de la fenêtre s’éparpillaient en amas sur mes vêtements et ma tête heurta violemment le tableau de bord.



Je me réveillai en sursaut. J’était sur un lit d’hôpital et ma robe bleu tachée de sang était gentiment pliée en quatre sur la petite table de chevet avec, déposé par dessus, la délicate rose rouge tachée également. Ce cauchemar, je l’avait fait jours et nuits. Pourtant, plus je le faisait, plus il me semblait réel… Les larmes me montaient peu à peu, le passé me faisait tellement mal… Il avait fallu une telle chicane juste avant la mort de ma mère. Je m’en voulais tellement, tout ça n’était que de ma faute depuis le début. Je me redressa en position assise tout en pleurant de plus belle avec ce même mal de ventre que tout à l’heure au bal. Peu de temps après m’avoir ressaisit, le médecin entra.

- Tu es la petite Ève c’est sa?

Je ne répondit pas, j’était encore sous le choc de se qui s’était passé dans les toilettes de l’école quelques heures plus tôt. Je ne clignait même pas des yeux, gardant une émotion neutre. Il vint s’asseoir à mes pieds et posa une main sur mes genoux.

- Ton oncle, Éric Haley est en route vers l’hôpital. Tu as de la chance de t’en être sortie. Mais entre toi et moi Ève, je croit que tu as gravement besoin de l’aide d’une nutritionniste. Ton poids ne dépasse pas les 70 livres ce qui est très critique à ton âge. Si tu…

- Je n’ai pas besoin d’aide!

L’interrompis-je haut et fort… Je n’avais vraiment pas besoin que l’on me fasse la morale à des moments pareils… Sauf que j’était au courant que mes problèmes de nutrition était à un stade plutôt élevé comparé à la normale. Le médecin se reprit.

- Ton métabolisme ralentit Ève, tu est faible et vomir du sang ne me semble pas quelque chose de normal… Ceux qui souffrent de graves troubles alimentaires ne s’en sorte pas toujours comme toi! Tu savais que certaine femmes perdait la fécondité et le bon fonctionnement de leur métabolisme à cause de situations similaires? Tu aurait pu mourir ce soir…Tu as besoin de prendre des forces et de te reposer maintenant.

Il me pointa les longs tuyaux transmettant les vitamines et minéraux d’un petit sachet jusqu’à mon sang. Puis, il quitta la pièce tout en laissant place à Sarah qui attendait patiemment sur le porche. Lorsque le médecin lui autorisa, celle-ci pénétra enfin dans la pièce prenant place au même endroit (au pied du lit) que le médecin à peine 30 secondes plus tôt. Je vit des larmes couler sur sa joue, s’accroupissant jusqu’à ma hauteur, elle me serra dans ses bras.

- Ne me refait plus jamais ça t’entends! Plus jamais! Je croyait que tu était morte dans mes bras sur ce plancher de salle de bain!

Me brailla-t-elle tant dis que je pleurait moi aussi de nouveau. S’agrippant de plus en plus fort après ma jaquette d’hôpital, nous pleurions ensemble comme de vraies copines.

- Tout le monde c’était fait du soucis pour toi Ève! Je croyait que c’était terminé tout ça!

Avant de ne s’emporter plus loin, elle baissa la voix. Je m’effondra de nouveaux dans ses bras.

- Si tu savais comment c’est dur!

Elle me resserra de nouveaux dans ses bras. Ce jour là je ne l’oublierai jamais… Car c’est le jour où je me rendit vraiment compte de l’importance des amis… Comment avait-ai-je pu faire ça à ma meilleure amie? Elle s’était beaucoup inquiété et m'avait soutenue à cause de mon petit problème, et cela depuis longtemps. Elle ne m’avais jamais laissé tomber!

- L'anorexie c'est une maladie, pas une blague. Tu me fait plus jamais ça compris?

Dit-elle en s’essuyant les larmes et en plongeant son regard dans le miens. Nos yeux bleus se croisèrent. Nous étions encore beaucoup émotives, et je ne pu de m’empêcher de pleurer encore. J'aquiesça de nombreux signes de tête. Elle était si gentille de rester à mon chevet... C'est à ce moment précis que je réalisa que j'était enfin prête à me reprendre en main pour ceux que j'aimais...

- C'est promis….
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