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 Un passe temps ...

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Anthony Heriksen

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MessageSujet: Un passe temps ...   Mer 29 Juin - 18:17

L’agent de police était assis dans ce bar japonais miteux tout en buvant un fond de Whisky qu’il avait dégoté à la place du Barman. Secouant de façon lunatique son verre de manière à ce que la liqueur à l’odeur forte s’imprègne bien dans l’odorat du Flic, celui-ci était pensif. Est-ce que maintenant il pouvait toujours être considéré comme un agent de police ? Après la fin de Washington et l’extraction ici il a été séparé du « troupeau » comme une brebis galeuse ou blessée que l’on abandonnait aux vautours pour se donner du temps. Et il était le seul fautif. Il n’a pas su contrôler la situation qui dérapait trop vite. Fuyant pour sa vie comme un lâche, emportant une nouvelle fois de quoi survivre dans cet enfers … Mais il se retrouvait seul, délaissé et abandonné de toute vie humaine. Ce sentiment l’habitait depuis la mort de sa femme, mais le fait d’être entouré comblait le fossé. Mais là … Tout revenait. Sa plaie au cœur était ré ouverte, au point même de se dire qu’une balle dans la tempe n’était pas une mort si cruelle.

En effet, après tout il n’avait plus personne à protéger, plus aucun but. Plus aucun sentiment, aussi infime soit-il pour quiconque. Et avec son allure de pouilleux, comment cela pouvait-il s’arranger ? Son hygiène ? Assez inexistante en cet instant précis. La dernière douche remontait à trois jours, et encore dans des conditions assez précaires. Sa barbe mal rasé était un autre signe de négligence alors que sa chemise bleue et son Jean contrastaient assez avec tout ça, semblant sortit d’une bien belle lessive. Ses cheveux mi- longs quant à eux s’étaient mis un peu comme il voulait. Faut dire qu’il n’était pas là pour faire du charme à une morte vivante mais ces dernières fuiraient peut-être à sa vue. C’était peut-être là un concept de survie assez intéressant « avoir moins peur de l’ennemi que lui de nous » mais il doutait que cela s’appliquerait à son cas.

Néanmoins les faits étaient là. Seul en compagnie de son fond de Whisky qu’il finit d’un trait, il n’avait réellement plus aucun but. Un membre des forces de l’ordre devenu vagabond par la force des choses, voilà quelque chose de bien triste pour celui qui s’était jurer sur l’honneur de sa défunte femme de faire tout son possible pour rétablir la paix, aider son prochain et faire des bonnes action. Au contraire, il avait fui comme un lâche. La même fuite qui avait causé la mort de sa femme au début de l’infection. Il était un raté. Oui, le suicide était peut-être le mieux. Personne ne remarquerait sa mort en plus, tant son insignifiance était grande. Il s’empara de sa Scar-H prêt à sauter le pas. Rejoindre sa femme dans un monde de paix, le paradis quoi. Ce serait tellement bien …

Soudain, du bruit le tira de sa pulsion suicidaire. Une boite de conserve roula à ses pieds, relevant la tête il ne vit personne. Baissant à nouveau les yeux il croisa un rongeur qui défila à travers la pièce. Ironiquement, sa vie venait d’être épargnée grâce à un rat. Un signe divin ? Conclusion ridicule à laquelle Anthony ne croyait que trop peu. Souriant, il retourna de l’autre côté du bar et regarda les lieux du point de vue du Barman : En plus du comptoir poussiéreux et des tabourets jouxtant ce dernier, il y avait des tables, des cendriers et des chaises de deux à huit personnes selon les groupe. Un vrai bar dans le style purement Américain, faut dire que l’enseigne « American Bar » annonçait bien les choses. Comme quoi ce n’était pas réellement trompeur, pas de doute les japonais savaient y faire et ça faisait toujours du bien de retrouver un semblant de chez soi, spécialement quand on en est aussi éloigné et en période post apocalyptique en plus. Soupirant, il se resservit un verre de Whisky, finissant la bouteille. A la vue de celle-ci entièrement vide il frissonna. Sa haine envers lui-même, envers ses actes, envers les monstres. Tout ceci devait s’extérioriser. Hurlant sa haine, il jeta la bouteille contre le mur opposé, puis il enchaîna deux autres. Il n’avait que faire de se faire repérer par qui que ce soit. Monstres ou autre.

Haletant et sanglotant, le flic bu le verre de Whisky qu’il fracassa contre le comptoir. Ca faisait toujours du bien de se défoulé de quelque manière que ce soit, il se sentait réellement mieux maintenant. Il regarda dans la caisse enregistreuse, une bonne centaine de Billets nommé « Yens ». Dommage que l’argent n’avait plus aucune valeur en ce monde. Ou alors il n’était pas au courant, mais ce serait un concept stupide … Une fois son calme apparent revenu, il repassa de l’autre côté du comptoir, s’asseyant sur un tabouret, profitant de l’instant … Oui, il trouvait un certain confort ici, alors autant en profiter un maximum. Puisqu’il était seul et abandonné, il bougerait d’ici seulement lorsque la faim se ferrait ressentir, ce qui laissait tout de même quelques temps à l’agent. Avec ses barres de céréale et la tablette de chocolat qu’il avait trouvé un peu avant, il se donnait une bonne semaine d’errance en ce lieu qui lui semblait vide de toute vie. Que ce soit des monstres ou une présence chaleureuse. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour ça : une compagnie féminine mûre, sans doute le manque de sa femme qui lui faisait ressurgir de telles envie. Rien de bien incontrôlable, mais c’est un besoin naturel comme tous les autres aux yeux du Flic. Bon, il est clair que c’est pas dans un Bar aussi miteux qu’il trouvera quelque chose du genre, mais l’espoir fait vivre.

Il bougea du tabouret pour s’adosser de manière bien plus confortable sur une banquette. Allumant la télé cathodique qui officiait en haut d’un coin du Bar, elle afficha cet éternel grésillement blanc sous fond neige. Il a pensé naïvement que la télé de Tokyo aurait laissé l’émission de quelques ondes. Mais c’était sans compter sur la fainéantise des ingénieurs. A moins qu’ils aient tous été bouffé et que leur sang a bousillé le matos ? Vision assez horrible de la fin de la télévision. Au final il n’avait réellement rien à faire et préféra fermer les yeux, laissant son esprit libre tandis que son corps était emprisonné dans ce monde morose. Mais qui sait ce qui attendait le Flic, après tout la vie est pleine de surprise.


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Jeu 30 Juin - 16:11

Nous quittons la maison... Prenons un bateau jusqu'aux States... Viens avec moi... Reste-là... Rendons-nous au Japon... Reste sur le bateau... Ne quitte pas le palais... Va en cours...
C'est dur à avouer mais ces dernières années m'ont donné l'impression de m'être faites volées. Tous ces événements ont dicté ma vie jusqu'à aujourd'hui sans que je n’aie le moindre choix sur leur déroulement. Tout le temps on m'impose des choses sans que je n'ai rien à redire là-dessus et voyez le résultat. Je suis dans un pays dévasté ou je ne comprends rien à la culture et où surtout... Je suis seule. Jamais nous n'aurions dû quitter notre ville aux abords du désert australiens. Et jamais je n'ai voulu m'embarquer avec des inconnus loin de ma famille quand des monstres nous on séparer. Mon père, ma mère et mon frère... Ils sont tous restés à Washington et moi je suis perdue à l'autre bout du monde. C'est injuste !

Hélas, qui prend en compte l'avis d'une gamine de 14ans ? Norah elle est gentille, Norah elle est mignonne. Mais ce que veut Norah ? Non, là tout le monde s'en fout. Et depuis mon arrivée au Japon, les choses empirent. Du paradis supposé de Washington, je n'ai connu que l'enfer. Et ici, cet autre paradis ressemble à s'y méprendre à une prison. Je n'ai le droit de rien faire d'autre que de faire mon possible pour me rendre invisible aux yeux d'une institutrice voulant absolument me prendre en charge tel un zombie voulant me prendre en déjeuner de choix.
Et si je veux sortir ? Non c'est trop dangereux. Je peux visiter la salle des machines ou le garage ? C'est à peine si on ne me colle pas un garde et c'est formellement interdit de toucher à tout... Passer du stade de "mécanichienne en chef du bateau" à "touche à rien sinon tu vas tout casser" m'énerve déjà assez comme ça mais le fait de rester enfermer dans cette cage dorée c'est pire.

Des années je suis restée confinée dans une voiture voir un bateau. J'ai des envies de liberté maintenant. Appelez ça la crise de la puberté si vous voulez mais ne dites rien au pilote du bateau dans lequel je me suis cachée aujourd'hui. Clandestine durant une mission de ravitaillement c'est excitant. Beaucoup moins quand je me suis perdue une fois à terre alors que je m’éloignais trop du bateau sans être vue.
Quelle idée de génie vraiment. Mais aucun regret. Pour la première fois depuis longtemps je me sens libre. Mais libre de faire quoi ? J'erre dans les rues les mains dans les poches aux hasards de mes pas. Paniquée ? Non, il me suffit de retrouvé la mer pour retrouver ma route. Hélas, tous les panneaux sont dessinés en japonais. Je comprends rien.

Une heure, peut-être plus encore, je marche toujours seule dans le quartier. C'est étrange de se sentir ainsi seule au monde. Les morts semblent absents, surement attroupé dans les quartiers jouxtant le palais. Mais ici ? Hormis des carcasses de voitures et des vitrines brisées il n'y à pas âme qui vive, quoiqu'il faut toujours ce méfier des âmes mortes. Dans cette rue beaucoup de bar aux insignes indéchiffrables sauf une... Le Graal tant recherché !

" American Bar... C'est en anglais ! "

Pourquoi suis-je si contente en m'y approchant ? Voir des mots connus me rassurent et même si je suis Australienne, je ne vais pas faire trop la difficile. Je suis arrivée à destination ! La première que j'ai vraiment l'impression d'avoir choisie toute seule. Mais une chose me coupe soudain dans mon élan. Un bris de verre... Puis deux ! Merde, quelque chose est entrain de tout casser là-dedans. J'aurais pu partir à toute jambes dans la direction opposée mais ma grande qualité qu'est la curiosité me poussa à jeter un œil à l'intérieure.

C'est en dépassant à peine ma tête d'une des vitrines que je vue un homme derrière le comptoir entrain de compter des billets. Un voleur ici ? A la base, j'ai entendu des gens dire que les pilleurs sont de la même espèce que les zombies : des charognards sans pitié. Mais l'homme ne vole rien, non... Il boit. Qu'est-ce qu'il a l'air seul. Un moment, il se releva et je me cachais de peur d'être surprise mais des grésillements résonnèrent dans le bar. Une télé, une vraie qui marche ! Je n'en ai plus vue une seule depuis que j'ai quitté ma maison. Mon regard et comme hypnotisé de longues minutes par l'écran parasité qui étincelait comme les petites étoiles dans mes yeux.

Tuuuut, retour sur terre. Le type ferme les yeux, il dort peut-être ? C'est le moment de se faufiler à l'intérieur ! Pourquoi ? Des friandises qui dépassent de sa poche ? Un lieu sécurisant me rappelant mes racines ? Des zombies à l'angle de la prochaine rue ? Et un aveu flagrant que je suis totalement perdue ? C'est sans doute un peu toutes ces causes réunies mais je ne veux pas me l'avouer mais moi aussi je me sens seule...
J'entre donc aussi discrètement que possible pour éviter de le surprendre mais dès mes trois premiers pas, j'écrase du verre cassé sur mes baskets assez bruyamment.
Niveau discrétion, c'est raté.

" Euhhh... Grosnichon-ahhhh "

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Anthony Heriksen

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Jeu 30 Juin - 17:36

« * C’que je donnerais pas pour une distraction * »

Pensa-t-il, les yeux à demi clos. Il faisait bien frais ce soir, il eut d’ailleurs une pensée assez marrante sur ses congénères zombie qui étaient là dehors, pour peu qu’ils se soient transformé dans leur bain ou en tenue estivale, ils devaient bien trinquer les pauvres. Enfin il pouvait parler avec sa pauvre chemise bleue qui lui faisait bien sentir ça, évidemment, pas de chauffage. Essayant de s’endormir il ne pouvait y arriver, grelotant et claquant des dents comme un nageur que l’on mettrait en Antarctique sans transition. Hé bien à peu de chose près, c’est réellement ce qu’il ressentait. Ajouté à cela le bourdonnement de la télé qu’il n’avait eu la foi d’éteindre, les conditions de repos étaient réellement peu optimale. Il avait beau pensé à des choses simples et belle, les joies de la vie courante, rien n’y faisait. Ses doux rêves étaient balayés par la dure réalité qui était représenté par la mort, la famine et la séparation. Oui, Anthony était réellement pessimiste. Mais bon, des années d’une vie comme la sienne pouvaient rendre les pires imbéciles heureux aussi dépressifs qu’un suicidaire.

Puis soudain, quelque chose le tira de son sommeil, supplantant le bruit anodin de la télévision qui bourdonnait, le verre cassé à cause de sa crise passée venait de faire du bruit. Le bruit si familier du verre que l’on pile. Enfin là, Anthony n’était pas complètement idiot, il avait bien compris que quelqu’un ou quelque chose avait marché dessus. Son sang ne fit qu’un tour. N’oublions pas que malgré le mal qui le tourmente Heriksen reste un des meilleurs élément de son Académie de Police et qui a de longue année d’activité derrière lui. Un rompu du combat réduit à … ça. L’ombre de lui-même. Si ce n’est pire. Posant la main sur son arme et ouvrant grand les yeux, il fut arrêté par des paroles.
Oui, ça avait parlé, il n’avait pas totalement saisit ce qu’avait voulu transmettre cette personne, mais il lui semblait reconnaître grammaticalement la salutation japonaise. Enfin, il n’allait pas faire de cours dans un tel cas. Il avait suffisamment combattu de monstres pour savoir que ce n’en était pas un. Il retira lentement la main de son fusil d’assaut, aucune raison de se montrer violent avec un être humain de toute manière.

Mais qu’en était-il de la personne qu’il venait de rencontrer ? En effet, vidé de ses forces l’homme n’avait jusque-là même pas daigné regarder vivement dans la direction du bruit lorsqu’il s’était cru en danger, il faut dire qu’il avait perdu toute conviction, toute envie de lutter pour sa vie. Jusqu’ici, rien ne lui avait rapporté l’espoir de jours meilleur, de compagnie exaltante ou même d’aventure qu’il pourrait mener dans ce monde post apocalyptique. Il se savait capable. Mais de toute façon, perdu comme il l’était … Enfin, il daigna jeter un coup d’œil à la source : faut dire qu’il a été surpris le bougre ! Il se leva d’un bond, voyant bien de ses deux yeux un petit bout de femme. Enfin, une adolescente. La pauvre semblait ne pas être dans les meilleures conditions non plus : elle était au moins autant si ce n’est plus négligé que lui. Mais tout de même, voir une fille qui ne devait pas avoir plus de 17 ans qui avait l’air assez perdue. Il ne lui attribuait pas une faiblesse injuste au fait qu’elle soit une fille et jeune de surcroît. Tous ceux qui étaient encore en vie à ce stade de l’infection étaient loin d’être faible. Avec une bonne dose de chance et de talent personnel, on pouvait s’en sortir. Mais cela ne signifiait en rien être faible.

Se levant de la banquette, il observa le bout de femme avec curiosité, comme si c’était une martienne. Le pauvre flic était à comprendre, cela faisait sûrement des semaines voir un bon mois – il avait perdu la notion du temps – qu’il n’avait pas vu une âme humaine. Quelle quel soit. Et là … Ça lui faisait vraiment bizarre, une boule au ventre, comme si il avait oublié toute les interactions sociale qui régissaient notre monde ; replongeant dans la période de l’homme de Neandertal. Ou pas loin.
Puis, essayant de paraître sympathique à cette personne qui dans les faits était son invitée d’honneur surprise, il se mit à sourire. Un sourire agréable, chaleureux et accueillant. Il avait de nombreux atout et celui-ci en faisait partit, un sourire qui s’ouvrait sur une rangée de dents blanche et droite avec l’hygiène actuelle, c’est plus que rare. Puis il prononça enfin des mots, à voix haute.

« - Konichiwa, non ? »

Il avait forcé sur l’accent japonais puis ricanement doucement, amusé. Comment Anthony pouvait connaître la prononciation du Japonais ? Sa femme avait une correspondante, et forcément … Des bribes restaient, ainsi il connaissait un vocabulaire basique. Mais il voyait bien qu’ici il ne s’agissait pas d’une japonaise non. Une occidentale pur souche, elle parlait sa langue. Mais dans ce cas pourquoi balancer une salutation japonaise ? Avait-il un look de japonais comme ça ? Il ne comprenait pas. Cette fille lui avait l’air si innocent tout de même. Peut-être un peu hâtif sur le jugement le flic, mais il était tellement heureux de cette rencontre qu’il pourrait en sauter de joie, ainsi plein d’hypothèses émergeaient dans son esprit, toute plus farfelue les unes que les autres. Il ne la quitta pas des yeux. Pas une seule seconde. Il est vrai qu’il ne savait pas appréhender les réactions d’une adolescente quand lui-même en avait à peine haut dessus de la vingtaine. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas côtoyé d’individus de ce type.

Peut-être que ce regard soutenu était inquiétant malgré son faciès accueillant ? Il ne savait pas, mais pourtant ôter ses yeux du joli petit bout de femme lui était impossible. Ainsi il marcha par-dessus le comptoir, décidant de se la jouer bon vivant sympathique. Il fouilla quelques secondes les meubles « cachés » sous le comptoir, disparaissant entièrement de l’estrade. Puis il ressorti victorieux avec une bouteille au liquide noire pétillant, oui du coca, ou le soda plaisir d’une grande partie du monde. Il avait ce petit air victorieux comme si il avait déniché un trésor.

« - J’étais sûr de l’avoir vu ! Bon, je ne sais pas si tu aimes ça mais c’est la seul chose de chez nous qui soit réellement potable. Je doute que tu boives de l’alcool … Bon, il n’est pas réellement à température idéal mais je pense pas qu’il soit mauvais. »

Il s’empara d’un verre d’une main experte puis le remplit de moitié , faisant signe à la jeune fille de s’assoir. Alors évidemment il ne comptait pas laisser toute les questions sur la jeune fille en suspens, il préférait juste essayer de nouer un lien quelconque avant de la mitrailler de question, une précaution d’homme soucieux.
Au final, il déposa une de ses précieuse sucrerie à côté du verre, en signe d'invitation.


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Lun 4 Juil - 16:19

"Tu tourneras sept fois ta langue avant de parler."
Combien de fois j'ai dû écrire cette phrase après les nombreuses punitions infligées par mon ancien professeur. Il m'a fallu le temps, mais son héritage punitif prend enfin tout son sens dans cette phrase à l'instant présent. Il faut dire que commencer une conversation avec des rudiments personnalisés de la langue locale n'était pas l'idée du siècle. Qu'aurais-je fais si le type me répondait dans la même langue ? Un "euhhhhh" accompagné d'une mine bête ? Ou pire si il parlait une langue comme le français ou le klingon ? Brrrrr pitié, faites qu'il parle anglais. Même l'américain à la limite. En tout cas, la réaction de mon vis-à-vis ne tarde pas et ouf, ce n'est pas en me tirant dessus qu'il réagit. Ni en désirant manger un morceau de bras ou de jambe.

S'en suit un petit moment de silence, rien de plus désagréable. Il m'observe de la tête au pied comme-ci je venais d'une autre planète. Moi, pas la peine de le regarder, je l'ai déjà épier quand il volait dans le bar. Mais ça m'intimide un peu son regard et le blanc me met mal à l'aise. Soudain son visage s'illumine d'un sourire sincère. Et d'un coup mon cœur s'emballe et mon regard s'illumine devant lui. Il me répond de la même manière que je l'ai abordé. Nuançant son accent bien différent que le mien. Et là je m'empresse de lui répondre, d'une petite voix un peu bafouillante mais nettement plus audible et assurée que la première fois.

" Oui... Oui ! Cornichon-Wa ! C'est ça ! "

Bon, pas sûr que ce soit mieux que la première fois tout compte fait mais les langues n'ont jamais été mes matières préférées. Ni les autres d'ailleurs. Mais trêve de souvenirs pédagogiques. Il n'y avait pas une chance sur cent que je tombe sur un humain depuis que je me suis bêtement perdue. Chanceuse ? Car je le vaux bien non ! En plus il est plutôt mignon dans le genre survivant, même si il doit déjà avoir quarante ans. Beuhhh si j'aurais su, je n'aurais pas oublié de prendre ma douche hier. En plus je suis plein d'huile après mon séjour dans la cale du bateau beuuuuk. Mais quel regard, nous restons les yeux dans les yeux pendant de longues secondes qui me paraissent des heures tellement je ne m'en lasse pas. A vrai dire, depuis que je suis séparée de ma famille, j'érige un mur entre les autres et moi. Tout ce qu'ils font est le contraire de ce que je veux faire. Mais cette fois, qu'est-ce que je veux ?

Je m'apprête à l'assaillir de question pour briser la glace et parce que je suis curieuse mais je suis coupée dans mon élan en le voyant disparaître derrière le comptoir. Je reste au milieu de la pièce debout, l'air un peu hébété pour ne pas dire totalement. Je me rapproche lentement, passant la tête par-dessus le comptoir sur la pointe des pieds pour revoir l'inconnu réapparaitre avec une vraie bouteille de coca. J'en reste bouche bée. Du vrai Coca c'est possible ? Ou le type est un magicien. En tout cas je le regarde avec des grands yeux quand il sert le verre, j'entends d'ici les bulles pétiller et je me pince même discrètement pour ne pas croire en un rêve. Je le regardais un peu interdite, me mordant les lèvres pour cacher mon envie mais la friandise à cesser de m'amadouer. Au diable mon régime de conserves et d'eau de pluie, je cède et le rejoins aussi vite !

" C'est du vrai de vrai ? Whoooo génial ! J'en ai plus bu depuis euuaaarglleeuuuuuuuhhhhh "

Je bois à m'en étrangler dès la première gorgée. Toussant ensuite un peu. Ça fait si longtemps que je me précipite trop. Pas bonne idée, je fais une petite grimace et me calme un peu. Je rebois de plus petites gorgées. Ce soda représente la meilleure chose que je n'ai jamais bu, et ce, même si ce n'est pas du Pepsi. Je fini presque le verre d'une traite avant de reprendre mes esprits.

" C'est... Whoaouu ! Première fois que je rentre dans un bar et ça ressemble déjà au paradis ! C'est pour ça que tu restes ici tout seul ? Mais euhhh Je n'ai pas d'argent pour payer monsieur, c'est pas grave hin ?

Il faut dire que je me sens vachement coupable maintenant. Peu de survivants peuvent se targuer de tels plaisirs ces temps-ci. Et nombreux se battraient pour une seule goutte de soda. La faim dans , voilà que je pense comme une miss maintenant. Je me bats maintenant avec la friandise, tentant d'ouvrir l'emballage avec mes dents tout en regardant mon hôte. Je me rends compte alors que je ne me suis même pas présentée.

" Dis, tu t'appelles comment monsieur ? "

Euhhh, je n’appelle pas ça me présenter, c'est plutôt l'inverse ça non ? Hooo moi et la politesse ça ne fait pas deux...

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Anthony Heriksen

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Lun 4 Juil - 18:12

Le stratagème du Flic visant à intéresser la jeune fille marcha. Après quelques instants d’hésitation de l’enfant – de la timidité ? – normal, avec sa propre allure de pouilleux y’avait de quoi être rebuté. Mais en notre bas monde, ce qu’il proposait à la jeune fille était un peu comme le fameux Saint-Graal. Elle se précipita finalement dessus, exclamant sa joie puis manqua de s’étouffer. C’était drôle, réellement. Et Anthony se laissait aller à rire, loin de ses soucis qui le préoccupait. Cette charmante rencontre innocente lui faisait déjà un grand bien et cela ne faisait que quelques minutes, alors la suite promettait, vraiment, il était content de cette rencontre de fortune. Les probabilités qu’une fille qui parle sa langue débarque dans un bar miteux et parle sa langue ? Aucune. Ça n’a qu’un mot : le destin. Il l’observa boire lentement sa boisson, un sourire en coin. C’était une vision de la vie comme une autre : une fille qui bois un simple soda, on a tous vu ça un jour. Mais pas dans un monde en déclin comme le nôtre … Ce qui rappelait tant d’agréable choses à l’agent. Il en était mélancolique. Puis, il fut interrompu lorsqu’elle eut finit.

Il entendait sa voix, vraiment cette fois. Dans une phrase consistante. Elle était aigue, une voix féminine sans pour autant faire penser à une gamine. Il l’écouta. Activité à laquelle il ne s’était pas adonné depuis des semaines : entendre quelqu’un parler, quelqu’un qui lui porte attention, c’est un luxe très rare. Elle semblait si insouciante, innocente. C’est le genre de chose qu’Heriksen, avec ce dévouement de protecteur, avait envie de protéger, de garder jalousement pour lui, à l’abri des mauvaises ondes. Comme il l’avait bien trop souvent fait par le passé, et sans jamais réellement réussir à protéger qui que ce soit d’ailleurs … Ne voulant pas entrer dans le négatif, il se focalisa sur la jeune fille qui lui demanda ensuite son nom. Après tout c’est normal, ils ne s’étaient pas présenté ni rien, la jeune fille était en droit de savoir qui était l’étrange individu qui se tenait face à elle. Il comprenait tout à fait à quel point il pouvait inspirer méfiance ou tout autre chose … Même si il ne semblait pas avoir fait fuir l’adolescente qui ne semblait pas concerné par l’état de l’homme. Après tout il n’était pas au top de sa forme physique, pas du tout. Il se considérait même repoussant, enfin, peut-être que c’est des problèmes dont la jeune fille n’a rien à faire.

« - Je m’appelle Anthony Heriksen. Enfin, le nom on s’en fiche hein ? Appelle-moi juste Anthony. Je ne reste pas ici pour ça, je suis juste, hum … perdu. »
il avait réfléchit, se demandant si il devait ménagé la jeune fille ou lui dire la vérité sur sa situation, mais au final il n’avait pas le droit de lui donner de faux espoir. Il était totalement incapable de l’amener en lieux sûr, saine et sauve. Et c’est sans doute ça qui au final, peinait le plus le flic. Etre un incompétent notoire, ça fait vraiment de la peine, surtout quand on voit tant de chose à protéger. Il serra les dents, se disant qu’il aurait pu l’amener en lieux sûr s’il n’avait eu ne serait-ce que le bon sens de savoir où il était et où il devait aller pour rejoindre les autres. Foutue ville … Et foutu sens de l’orientation aussi, il était capable de se perdre dans sa baignoire, c’est dire. Puis elle avait aussi parlée de payer naïvement, remarque qui avait fait sourire Anthony. Il sortit un simple billet plié de sa poche qu’il enfourna dans la caisse enregistreuse avant de regarder à nouveau la jeune fille, avec un sourire bienveillant.

« - Voilà. Après tout t’as raison, on est quand même pas les rois de ce monde … Quoique … On est quand même maître des lieux pour le moment. Alors lâche toi, c’est pas parce qu’on est en pleine apocalypse qu’on peut pas s’amuser un peu hein ? Y’a personne pour nous retenir pourtant. »

L’effet de l’alcool peut-être ? En tout cas cette initiative avait vivement traversé l’esprit d’Heriksen lorsqu’il répondait à la fille. C’est vrai, à quoi bon continuer à s’imposer des limites quand on est dans un tel état de détresse ? Attention, il ne parlait pas de vandalisme ou quoi que ce soit d’anti civique. Il était flic avant tout. Non, il parlait de s’amuser sans restriction, avec les moyens du bord. Accompagnant le geste à la parole il se servit un verre plein de Whisky avant de se jeter dans un des divans luxueux du bar. Tout était si beau d’ailleurs : comme un havre de paix qui avait été préservé pour que les deux êtres puissent vivre tranquillement et à leur guise. Allusion fantasque qui n’était non sans rappeler les fameux Adams et Eve de la bible. D’un signe de la tête il invita la jeune fille à prendre ses appartements, faire comme chez elle. Elle n’avait pas besoin de se montrer retenue, timide avec lui. Il était agréable et ouvert d’esprit, et il lui faisait comprendre. De toute manière elle semblait assez déjantée.

« - Et toi, comment tu t’appelles ? Et puis, quel est ton âge … ? » Il marqua une courte pause, puis jugea que c’était malvenu de demander son âge à une fille, aussi intrigante soit-elle, sans au moins donner le sien. « - Moi j’en ai 21 ! »


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mar 19 Juil - 17:49

Chaque gorgée de soda me donnait comme un coup de fouet énergisant. Reboostant une batterie émotionnelle presque vide depuis ces périodes de crise. Mais si un rien me fait pleurer, l'inverse est vrai aussi et ce même rien peu me rendre ma joie de vivre. Plus la peine de rester sur une certaine réserve vis-à-vis de mon hôte. Ma timidité peut enfin faire place à un petit sourire. Rictus extrêmement rare depuis que je suis séparée de ma famille mais qui se relève agréable à arborer. Un sourire sur mes lèvres, mais un petit air distrait quand il me parle. Perchée sur mon tabouret, je l'écoute en louchant un peu à droite à gauche, curieuse déjà de poser mes mains partout mais en même temps un peu interdite mais déjà je laisse échapper un petit rire discret.

Il faut dire qu'il à tout à fait raison le Anthony. Son prénom je devrais pouvoir le retenir mais le nom par-contre... On s'en fiche oui. De plus, c'est amusant car moi aussi je suis un peu, voir complétement perdue dans cette ville immense. Sûre qu'on peut mettre un millier de fois ma petite ville natale dans cette mégalopole titanesque. Et quitte à être perdu, autant être perdu à plusieurs, ça augmente les chances de retrouver son chemin. Et ce perdre dans ce bar, c'est mieux que de trouver refuge dans un hôpital voir dans une école, brrrrr que ce serait déprimant ça. De toute façon, perdue oui, mais pas pressée de rejoindre le camp et ses règles strictes. Il faut dire que même si c'est un bar Yankee, je me sens un peu comme chez moi ici. Même si l'endroit à un sacré besoin d'un peu de ménage mais ça Anthony pourra s'en charger pendant que je regarde la télé...

Hey ! Je commence à prendre mes aises mais c'est lui qui a dit que je pouvais non ? En plus un problème se pose maintenant que je prends le temps d'y réfléchir. S'amuser, ce lâcher, faire ce que je veux ? Difficile de se décider quand on n'a plus l'habitude de vivre de ces propres choix. Mais l'idée est tentante et je ne devrais pas avoir de mal à retrouver ces bonnes vieilles habitudes, vestiges d'un temps ou tout se passait bien. Alors tandis qu'Anthony se resserre un petit whisky, moi je grimpe carrément sur le bar à quatre patte, j'ai bien une idée derrière la tête. Assise sur mon piédestal surélevé je regarde le jeune policier s'abattre dans un des divans. Je le regarde un instant silencieuse. Pensant qu'un homme comme lui à l'air d'être sans soucis tellement il semble prendre la vie à la légère. C'est contrastant par rapport aux nombreux adultes ayant un balai dans le C** et tous ces japonais que je n'arrive pas à cerner. Anthony, c'est bien le premier survivant qui me parait heureux. J'ai envie d'être comme lui ! Alors pourquoi pas !

" 21 ans ? Woaaaaa je pensais pas en te voyant ! Mais euhh, c'est pas grave. Ça te va très bien aussi 21 ans.

Ok, sur le ton étonné que j’aie pris, il pourrait penser que je l'imaginer plus jeune mais en fait je suis bien loin des quarante ans de ma première observation. On lui retire encore six ans et on a le même âge. Bon par contre faudrait vraiment que je me présente un jour au risque de passer pour une impolie finie.

" Moi, je m'appelle Norah et ça ne ce voit peut-être pas, mais j'ai déjà dix-sept ans et demi ! Enfin, je crois parce que tenir un calendrier c'est pas facile. Sinon, je parie que tu es un Yankee ! Avec ton accent c'est facile de deviner. T'en fais pas, moi je ne suis pas Japonaise non plus, je suis Australienne, comme les Kangourous."

Les présentations sont faites ? C'est bon ? Oui j'ai un peu menti sur mon âge, je sais mais j'ai pas envie qu'il me prenne pour une gamine et me donne des ordres comme tous les gens qui régissent ma vie. Je peux partir derrière le bar maintenant ? Car si Anthony veut se la couler douce, moi je meurs d'envie de poser mes mains partout et en particulier sur la vieille radio et l'énorme pile de CDs qui se trouve à côté. Faut avouer que la musique japonaise du camp me donne déjà assez mal à la tête. Alors quand je vois des authentiques albums de country, je me sens encore un peu plus chez moi. Papa avait aussi tout plein de CDs comme ceux-là. Bon, je m'en débarrasse de certains inintéressant comme Lorie ou une certaine Academy de stars.

" Je peux en prendre tu crois ? Non, pasque regarder la télé ça va finir par me lasser je crois. "

De toute manière, j'attends pas sa réponse pour en glisser dans mon sac. Ainsi j'aurais toujours un peu de chez moi sur moi. Maintenant retour prés d'Anthony qui se prélasse littéralement avec son whisky. Moi je me resserre un verre de Coca et le rejoins sur un divan tout proche. Le regardant un peu amusée de le voir ainsi faire comme chez lui.

" Et ça fait longtemps que tu es perdu dans ce bar ? Car je vois que tu y a déjà pris pas mal d'habitudes hihi ! "

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Anthony Heriksen

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mar 19 Juil - 19:57

Toujours assis sur son divan qu’il considérait comme son trône et lui le roi de ce bar étant son royaume, il jeta un œil intéressé à la jeune fille qui était à quatre patte sur le comptoir. Bon, il n’était pas ce genre d’homme théoriquement, mais la solitude et l’alcool n’y aidant pas, il ne put contenir certaines pensées indignes. Il faut dire qu’il avait encore la libido intacte à la vue de son jeune âge. Il resta ainsi perdu dans ses pensées impures, jusqu’à ce que la voix clairette du sujet de sa convoitise prenne la parole. Il était amusé de la voire tant à son aise, peut-être que ses encouragements avaient eu de l’effet sur la jeune fille.

Il eut un petit rire lors de sa réaction sur son âge. Peut-être qu’elle le trouvait plus jeune. Ou au contraire plus vieux ? Vu son look, ce n’était pas étonnant. Enfin, il n’avait jamais déplut. Preuve notamment appuyé par sa femme qui lui répliquait « Quand on aime, on aime toujours trop. » lorsqu’elle parlait de ses sentiments. Seulement c’était tout autant réciproque, d’où sa peine maladive depuis la mort de celle-ci. Enfin, préférant revenir sur la situation qui s’annonçait bien plus gai que ça il plongea ses lèvres dans son verre de Whisky qu’il descendit cul-sec avant de le repousser au coin de la table, tout en s’étirant.

Puis elle se présenta sous le nom de Norah. Ce n’était pas une nomination qui lui était familière mais il hocha la tête pour signifier sa compréhension, là où il fut pour le moins étonné c’est lorsque qu’elle annonça son âge. Dix-sept ans ? Surprenant ! Mais ce n’était pas pour lui déplaire, car même si elle avait un physique un peu plus jeunot il se sentait un peu plus en droit. Il rougit lorsqu’elle disait reconnaître son accent d’Américain, avant d’elle-même dire qu’elle était Australienne. C’est marrant, il n’aurait jamais cru rencontrer quelqu’un vivant là-bas. Comme quoi l’apocalypse avait un côté de rassemblement des cultures, quelque chose d’assez marrant.

Avant qu’il n’ait cependant le temps de renchérir sur la question, elle lui demanda si elle pouvait prendre un disque. Surpris, il n’eut là non plus le temps de formuler son approbation qu’elle le glissait dans son sac. Cette attitude immature et insolente fit rire l’américain qui posa ses deux pieds sur la table tout en passant ses mains derrière la tête alors que l’adolescente presque adulte vint s’assoir sur un divan proche du sien. Pourquoi ne pas venir directement se mettre à côté. Pour garder une certaine distance ? Peut-être qu’il n’était pas si fiable que ça avec son allure. Elle remit ensuite en cause son aisance et sur les paroles taquines de Norah il se redressa étouffant un bruit d’effort puissant. Il se dirigea vers le bar en passant devant elle sans lui jeter le moindre regard. Il regarda la bouteille de Whisky qui était vide et avait la flemme de chercher autre chose : il se retourna donc vers Norah, tout en s’accoudant.

« - Ouep, je suis un Yankee comme tu dis ! Content de rencontrer une Australienne, j’en ai rarement croisé. »

Enfin, il l’observa de haut en bas d’un air accusateur, la main droite portée sur son menton fournit en pilosité. Il devait d’ailleurs remédié à cela rapidement, vu qu’elle approchait son âge il se devait de faire un minimum d’effort. Il lui semblait avoir vu le nécessaire à l’étage supérieur, dans la salle de bain privée du propriétaire.

« - Dix-sept ans hein ? J’aurais pensé moins. Mais tu restes une jolie fille. Je pense que le … reste, viendra avec l’âge. »


Il se trouvait maladroit et quelque peu idiot. Faut dire qu’il avait perdu la main et faire des compliments pour une quelconque raison. Ainsi il installait un petit silence n’optant pour rien dire durant quelques instants, songeant par la même occasion sur sa question. Depuis combien de temps était-il ici ? Lui-même ne le savait plus exactement. Il avait l’impression que ça faisait des mois, mais c’est sa solitude qui parlait. En fait il devait être ici depuis moins d’une semaine.

« - Quatre jours. Mais je voyage seul depuis presque huit mois. Tu es la première personne humaine que je revois ça fait … un choc. Reste là et fait toi plaisir, je m’absente quelques instants, j’ai quelque chose à faire là-haut. »

Sans plus de détail il se déroba dans un couloir, montant les escaliers. Il tourna la poignée de la porte donnant à l’appartement dans un grincement sourd. C’était très peu éclairé et sombre, contrastant parfaitement avec l’ambiance détendue du bar. Il était venu ici les jours passés mais ne s’y était pas vraiment attardé n’aimant pas l’endroit en question. Il entra alors dans une salle de bain plutôt propre … et bingo : il trouva ce qu’il voulait.

Il en ressortit après une dizaine de minute, frais pour redescendre avec sa charmante compagnie lorsqu’un bruit étouffé l’arrêta. C’était des grattements derrière une porte condamné. Son cœur s’accéléra : qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Il dégaina son arme de poing et s’approcha de la porte condamné. Qui ou quoi que ce soit il devait le savoir et mettre fin à la menace, sinon il ne serait pas tranquille. Hésitant quelques instant il tira finalement sur le verrou qui sauta, tirant alors la porte vers lui …

Quelque chose agrippa sa jambe ! Son sang ne fit qu’un tour, il baissa l’arme et tira. Trop tard, il se rendit compte qu’il venait d’abattre un chat qui ne demandait aucun mal. L’odeur était très forte et vu la maigreur du chat, il n’en avait de toute façon plus pour très longtemps. Soulagé et hors de danger, il passa dans la chambre du propriétaire dont il disséqua la garde-robe jusqu’à trouver une chemise à sa taille et rouge, contrastant avec la bleue qu’il portait sur le moment. Enfin, après son épopée d’une quinzaine de minute, il décida de redescendre. Il se ramena à l’encadrement alors qu’il était en train d’enfiler la chemise qu’il avait trouvée. Il s’était aussi rasé avec les moyens du bord, c'est-à-dire quelques coupures superficielles à cause du peu d’eau et coiffé les cheveux tirés en arrière, malgré la mèche rebelle. Il s’était redonné un look digne de lui.

« - Voilà, je sais recevoir n’est-ce pas ? Oh et désolé pour le bruit, une erreur. »

Il amena carrément ses deux tirs répétés au rang de simple erreur. Dans un premier temps parce que s’en était une, et dans une seconde car il n’avait aucune raison d’inquiéter Norah, si ce n’était pour lui faire peur. Se sentant un peu mieux dans sa peau il essayait toujours de mettre sa chemise un peu étroite, montrant sans égard et sans pudeur ses abdos saillants et vigoureux. Les yeux cachés il ne voyait même pas la jeune fille. Enfin, il arriva à mettre sa veste comme il faut tout en parlant sur un ton plus sérieux.

« - Tu veux que l’on reste ici ? Tu as quelque part où aller ? Dit moi quel sont tes projets. »

Passer la nuit et même partager un moment sa vie avec l’adolescente de dix-sept ans ne l’ennuyait pas, mais elle avait sans doute des envies, des choses à faire. Il la cherchait alors du regard, persuadé qu’elle ne serait pas restée sagement assise sur le divan durant son escapade.


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Ven 22 Juil - 16:30

Car il croit que j'ai rencontré beaucoup plus de Yankees moi ? A part ceux encastrés dans les postes de télévisions il est bien le premier que j'entends vraiment parler. Les autres survivants du camp sont peut-être américains mais vue que je n'ai jamais eu l'envie de leur parler je n'ai pas entendu leur accent. Hooo je sais, les gens me prennent pour une associable ou pensent que je suis en état de je ne sais quel choc, non, c'est juste que je n'ai pas envie de me retrouver là, avec eux. Cette fois c'est différent vue que je me suis retrouvée dans ce bar américain en suivant ma propre route, et avec un verre de coca je suis curieusement de bonne humeur donc le pauvre Anthony va pouvoir endurer à outrance l'une de mes qualité préférée : le moulin à parole !

J'étais prête à reprendre la conversation au vol mais il m'a coupé au vol sur mon âge. Directement je rougis un peu en détournant le regard. Il à tout de suite flairer le mensonge ? Faut dire que je suis pas douée pour mentir. Peut-être que dix-sept ans et demi ça fait trop vieille. J'aurais pas dû ajouter le " et demi " c'est ça qui m'a trahis. Enfin je suis quand même une jolie fille ! Ça, c'est la classe ! Et je parie que des jolies filles, il ne doit plus y en avoir des milliers sur Terre, ça fait de moins une fille unique ! Hola je m'emballe. En plus quelque chose m'interpelle par la suite.

" Oui dix-sept ans... Enfin je crois. Et dis ! Euhhh qu'est-ce qui viendra avec l'âge ? "

Maieuhhhhh un long silence mais pas de réponse. Je vais encore avoir un sujet de méditation qui va me tenir éveiller toute la nuit rien que d'y penser. Et ne pas dormir, c'est pas bon pour la croissance.

Anthony m'avoue ensuite que je suis la première personne qu'il voit depuis huit mois. Whoaaaa il a vécu dans un désert depuis tout ce temps ? Non c'est juste qu'il n'y à plus grand monde à croiser par les temps qui courre. Tout vie caché dans des camps où chez eux. Les seuls errants sont les gens perdus ou à la recherche de quelque chose. Anthony je sais pas, mais moi c'est mon cas : perdue et à la recherche de mes choix.

Un instant plus tard, mon étrange hôte s'excuse et disparait à l'étage. J'haussais juste les épaules à son départ tout en restant bien sage assise sur mon divan. J'entendais ses pas s'éloigner à l'étage... C'est le signal ! Ni une, ni deux plus la peine de se retenir ! Direction derrière le bar illico presto. S’il reste une seule bouteille de Soda dans le moindre frigo, je le déclare officiellement et exclusivement comme étant ma propriété. Hélas, la pioche est nulle, beaucoup ont déjà dû piller les réserve et les jus d' ne me semble plus très frais rien qu'à l'odeur. Aussi vrai que j'ai pas dix-sept ans, ces jus doivent être aussi vieux que moi ! Pas cool. Mais ça n'entamera pas mon enthousiasme et ma curiosité innée. En cinq minute j'ai déjà fait le tour du bar, au tour de la réserve maintenant...

PAN ! PAN ! ... ... ... ...

Il me faut un instant avant de réaliser que ce sont des coups de feu qui on retentit tel le tonnerre dans le bar. Un long silence s'en suit, assez pesant pour me mettre mal à l'aise. Il se passe quoi là ? Anthony se défile à l'étage et maintenant des détonations ? A-t-il des ennuis ? Une rencontre aussi imprévue que mortelle ? Ou alors c'est un psychopathe.
Des pas résonnent de nouveau. Ils descendent. Et si ces pas appartiennent à un mort-vivant, je dois frapper de toutes mes forces sur la tête. Enfin ça c'est pour la théorie, j'ai jamais frappé personne moi. Dès que je l'aperçois je prendrais plutôt mes jambes à mon coup. Oui, ça c'est une bonne stratégie, je reviendrai voir si Anthony a besoin d'aide plus tard à la limite. Ca y est une silhouette ! Haaaaaa il est en rouge, c'est pas Anthony !

" Haaaaaaaaa un zombie!!! "

Sans prendre le temps de jeter un autre regard, je mets mon plan à exécution et cours comme jamais jusque la porte d'entrée. Tant pis pour le coup de marteau sur la tête, j'essaierai cette théorie après dix ans de musculation du lancer de marteau. C'est en me débattant avec la poignée de la porte pour m'enfuir que ce prétendu mort-vivant prit la voie d'Anthony... Sauf que les morts, ça parlent pas ! Du coup, j'ai dû passer pour une paranoïaque de première.

" Recevoir ? J'ai eu la peur de ma vie, me refais plus un plan comme ça ! "

Pour le coup je lui aurais bien lancer mon marteau mais en me retournant je peux mieux juger la silhouette qui me fait face. C'est bien Anthony, mais en plus beau, il est musclé en plus... Je le dévisage un moment, un rien gênée de m'être mise en spectacle ainsi pour rien. Ce qui a le don à faire ressortir mon mauvais caractère légendaire depuis trop longtemps enfui en moi.

" Une erreur ? Mon œil oui. Tu as trucidé un zombie pour lui voler sa belle chemise ! Me dis pas que non, tu sens le moisie d'ici comme quand mon chat est mort ! Par contre, sans la barbe c'est vrai... Tu fais vingt-et-un ans c'est mignon ! "

C'est vrai, il ressemble presque au prince charmant maintenant. Enfin il s'en approche, il ne faut pas être trop exigeante.

" Des projets ? Je sais pas trop... Si je rentre au camp je vais me prendre à coup sûr une méga-giga punition pour être sortie en douce. Donc je suis pas pressé d'y retourner mais si tu y vas, tu pourrais rencontrer facilement plus d'une personne tous les huit mois."

Et mes vrais projets, je n'ai pas envie de lui en faire par. S’il est comme tous les adultes, il m'en dissuadera comme les autres. Ce que je veux vraiment c'est de retourner aux USA retrouver ma famille ou au moins trouver le moyen de leur dire que je suis au Japon... Mais comment ? J'ignore où ils sont exactement et dans quel état. Pfff rien que d'y penser une larme s'échappe de mes yeux et perle sur ma joue. Rhaaaa ! Pas la peine d'être triste ! Je la sèche avant qu'Anthony puisse la voir et je lui souris de nouveau de mon plus beau sourire.

" Si tu veux, je suis presque sûre de pouvoir retrouver le chemin pour retourner au camp. Tu vas voir, je sais pas si ils ont du whisky mais par contre, ils ont des rasoirs qui ne coupe pas en les utilisant ! "

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Dim 24 Juil - 20:04

« - Je préfère une belle rencontre en huit mois qu’un ramassis de connard tous les jours. »

Dans un premier temps, il s’était esclaffé de la réaction fuyarde de la jeune fille. En effet ce n’est pas quelque chose qu’il avait prévu mais en même temps ça restait tout à fait normal. Il s’éclipse en haut, y passe un bon bout de temps et après quoi ? Il tire des balles sur un chat un peu violent, change totalement d’apparence et revient comme un rien. Normal qu’une telle réaction ait lieu, même si celle-ci rendait totalement ridicule l’adolescente. A ce moment, il ne prenait plus la situation apocalyptique dans laquelle il se trouvait au sérieux. A présent totalement conquis par l’humour et le bien être que lui procurait sa charmante compagnie, il en oubliait tout le dramatique et se voyait même donner une chance à la vie et à l’espèce humaine qu’il avait longtemps abandonnée. C’est pourquoi après avoir subi le courroux de l’adolescente vexée par son action et les projets qu’il ne trouva que cette phrase à redire, pour lui signifier son refus.

Quittant ce moment de détente il avait prononcé ces mots avec un sérieux démesuré, les yeux un rien froncé, il montrait son envie certaine de ne pas se rendre dans ce camp, quel qu’il soit. Même si il est vrai que si cette proposition avait eu lieux quelques temps avant sa rencontre avec Norah, il aurait couru et il aurait même tenté de voler pour s’y rendre plus vite. Mais maintenant ses envies personnelles étaient toute autres. Au-delà d’être à l’abri avec un autre groupe de gens. Il passa une main dans ses cheveux fraîchement coiffés pour remettre une mèche importune en place, suite à quoi il se déplaça jusqu’au comptoir, où il posa ses fesses endolories par le temps, il ne put contenir une moue de douleur assez marrante à cause de cela. Mais il ne tarda pas à reprendre son sérieux, poursuivant la discussion.

« - Des gens, j’en ai vu des tas. Tu sais, je suis flic. Enfin, j’étais … ou je suis ? Mais là n’est pas la question. Je bossais au Pentagone, en Amérique … Putain, qu’est-ce que j’aimerais y retourné. »

Il coupa ce qui s’amorçait comme un long discours, le regard fixé sur le plafond. Si on le regardait, peut-être pouvait-on croire qu’il n’était qu’un type bizarre qui regardait le plafond avec son ventilateur en hélice qui tournait au-dessus de sa tête mais pas tout à fait. A l’évocation de ceci il s’était plongé dans une certaine remémoration de ces moments là-bas, au pays. Pas tous désagréable mais pour la plupart c’était carrément le cas. Il essayait de bien se souvenir des détails pour donner de la consistance à ce qu’il allait dire à la jeune fille car paradoxalement, c’est là-bas qu’il avait connu l’enfer et non en parcourant les rues.

« - Ce que je veux dire, c’est que moi homme et agent d’honneur, je m’étais mis en accord avec moi-même sur les vies d’autrui qui passaient avant la mienne depuis que ma femme est morte. Mais tout ne tournait pas autour d’idéaux comme ceux-ci là-bas. Tout se résumait à la quête du pouvoir et rares étaient les âmes bienveillantes qui de toute façons n’étaient traités que comme des larbins abonné à accomplir telle ou telle tâche dont on n’en à, je le dis franchement, rien à foutre. Pour tout dire j’ai été envoyé en mission pour récupérer un scientifique. Un véritable enfer, une boucherie en plus d’un échec cuisant. Je ne m’en souviens plus très bien, sans doute ma mémoire veut-elle me faire oublier un truc traumatisant. Mais le fait est que je n’avais aucune liberté, je n’étais que de la chair à canon manipulée par ceux qui avaient le pouvoir. »

Il se tut alors, principalement à cause de sa gorge qui se nouait et de quelques larmes qui passèrent ses paupières closes. Il les essuya rapidement, ayant nullement l’intention de passer pour un faiblard devant une jolie demoiselle encore plus jeune que lui, c’était assez honteux. Aussi il éclipsa quelques détails assez humiliants, et de toute manière c’était sa vie antérieure. Maintenant il était quelqu’un d’autre. Et ici c’est lui, non eux deux, qui avaient le pouvoir. Donc retourner dans un camp dont il ne sait absolument rien pour que de telles choses se reproduisent ? Il finirait en mutinerie qui se solderait par sa mort, et ce à coup sûr. Après quoi il rouvrit les yeux encore humide, tentant de reprendre une certaine contenance face à Norah. Pas la peine de la mêlée à ce drame, son propre drame.

« - J'ai du mal. Ce que j’essaie de dire, c’est que je préfère rencontrer quelqu’un comme toi, même si je dois attendre huit mois, plutôt que d’aller dans un camp qui finit comme ça. Je ne sais rien sur celui où tu vivais, mais je n’ai aucune envie de m’y rendre. J’aime ma liberté actuelle. D’autant plus que tu dis qu’un retour te mettrait dans une position délicate. Et je n’ai pas envie de t’infliger ça. D’autant plus que maintenant … Tu es sous ma protection. »

Il accompagna sa dernière phrase d’un sympathique clin d’œil. Était-ce pour autant rassurant d’être la petite protégée d’Anthony ? C’était à l’appréciation de chacun. Mais il se jugeait comme un homme bon, et espérait que cette fille lui fasse pleinement confiance, plutôt que de retourner dans son camp et qu’elle accepterait de vivre en vagabond avec le flic qui, il faut le rappeler, est bien armé. Juste au cas où.

« - Alors que veux-tu faire ? Retourner à ce camp ou bien vivre avec moi ? Nous pourrions nous rendre où nous voulons, quand nous le voulons. N’est-ce pas génial ? A toi de voir. »

Il tendit symboliquement sa main en direction de l’adolescente qu’il essayait de conquérir à sa manière ; les belles paroles. Elles n’étaient pas pour autant fausses, au contraire, il était pavé de bonnes attentions. Et il n’attendait qu’une chose, qu’elle la saisisse en signe d’approbation et qu’ils découvrent un nouveau monde ensemble, loin de la solitude et des règles trop chiantes.


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mar 26 Juil - 17:55

En quelques longues et interminables minutes synonymes d'un petit discours improvisé d'Anthony, je me rends compte que d'un coup j'en apprends plus sur lui et sa vie que sur toutes les personnes réunis dans le camp depuis mon arrivée. Pour une fois, je m'efforce de ne pas le couper dans son flot de paroles bien que l'envie me démange mais je sais retenir ma langue quand le moment s'impose. Et visiblement, il en a beaucoup sur le cœur. Je ne sais pas si c'est le fait d'être sa première rencontre, et donc conversation, depuis huit mois ou certains effets désinhibent de l'alcool mais son monologue ressemble presque à une confession. Une confession pleine de grossièreté mais une confession quand même! Donc pour reprendre comme au début, je restais silencieuse sur le pas de la porte et je l'écoutais, un rien pensive et avec un brin d'air sérieux sans le quitter des yeux.

Les premiers mots qui tintèrent dans ma petite tête sont "flic" et "Pentagone". Le premier m'inspirait la sécurité et l'autre la peur. C'est un sentiment mitigé difficile à assimiler pour moi. Mes premières réactions quand l'horreur a débuté, c'étaient de me demander ce que faisait la police. Pourquoi ne pas mettre tous les zombies en prison tout simplement ? Avec le recul à présent, je sais que j'étais un peu idiote de dire des choses pareilles. Comment enfermer la quasi-totalité du monde en prison ? Autant tous les parquer en Angleterre et condamner le tunnel sous la Manche Hélas, je crois que l'Angleterre serait trop petite pour les accueillir tous. Et mon jugement sur le rôle de la police a aussi évolué depuis ma confrontation avec la réalité. Ils font comme tout le monde... Faire au mieux pour essayer de survivre. Mais apprendre qu'Anthony l'est, ou l'a été... Ou l'est encore, à quelque chose de rassurant. Ce qui l'est vachement moins, c'est le mot "Pentagone". Du Paradis sur Terre et havre de paix prétendu, je n'en ai connu que le pire enfer sur terre bien loin devant le coin du fond de la classe de Miss Granger, ma prof livide genre zombie avant-gardiste qui avait déjà une odeur de moisie et un dentier monstrueux... Euh je m'égare désolé. Revenons au Pentagone, je ne l'ai même pas vue de loin et pourtant c'est en quittant l'Australie pour ce monument que je suis séparée de ma famille. Sont-ils toujours quelque part là-bas ? La seule image qui me revient c'est celle de notre navire devenue un fast-food géant pour des monstres en tout genre. D'un autre point de vue, ce lieu m'est aussi précieux car il contient tout ce qu'il me reste d'espoir en moi car pour ceux que j'aime sont là-bas. Je ne sais pas ni où, ni en quel état mais ils y sont et c'est ça l'important.

Anthony avait coupé son discours comme pour me laisser le temps de penser à tout ça et il reprit sur une note bien moins réjouissante. Sa femme est morte, aussi terrible que ce soit, ça me noue la gorge et me chagrine. Je me rends un peu plus compte de la réalité de la vie... Et de la mort. D'un coup mes espoirs d'il y a un moment s'estompent en doute et pessimisme. Si je me trompais et qu'ils étaient tous... Non, je ne veux même pas y penser ! Je dois rester forte, et écouter Anthony me permet au moins de penser à quelque chose. Je me rends compte que lui aussi il en a bavé durant ce chaos. Il a vécu dans un site similaire au camp des japonais et cela c'est mal passé. Encore un peu et je vivais ces moments décrits en direct de moi-même si mon périple avait débuté plus tôt. Brrrr encore une chose qui me glace le sang rien que d'y penser. Alors le vivre comment Anthony l'a fait...

Me climat est tendu et grave. J'aurais voulu briser le silence en m'excusant et en le prenant un peu en pitié et en réconfort mais Anthony reprit lui-même du poil de la bête et des élans pleins d'optimisme. Je me sentais depuis un moment assez mal mais ça me soulage aussi de mes pensées de le voir sourire et cligner de l'œil. Il faut dire que sa proposition ne se discute même pas.

"Il n'y a pas photo. Moi aussi j'aime la liberté et je déteste les prisons, aussi dorées soient-elles. Et puis tu es sympa, je t'aime bien. Je serais trop triste de te laisser tout seul dans cette ville dangereuse. Je préfère te garder à l'œil et t'empêcher de faire trop souvent des erreurs en changeant de chemises."

C'est presque naturellement que je serre la main qu'il me tend. Une main chaleureuse est franche, c'est un contact devenue si rare que j'ai presque du mal à ne pas la serrer si fort du peu de muscle que je possède pour ne pas la lâcher. Puis d'un ton un peu plus malicieux j'enchaine.

" C'est marrant, encore un peu est on se croisait non pas dans ce bar mais au Pentagone. Je suis aussi passé par-là mais avec le recul, je suis contente de te rencontrer ici. En Amérique ça craint trop quand j'y suis passée...

Et puis si tu me protèges, il ne peut rien m'arriver pas vrai ? C'est comme-ci la ville était à nous! Par contre faudra me supporter et ça, c'est pas gagner.


Je relâche sa main ensuite et me dirige avec désinvolture directement sur le canapé d'Anthony. M'affalant sans gêne pour lui montrer que je comptais bien profiter de notre liberté et de la grande vie. Et par quoi commencer ? En m'affalant devant la télé et la diversité étonnante de ses chaines parasitées en noir et blanc. Je pousse un petit soupir de soulagement et zappe avec la télécommande, ça fait si longtemps que je me devais de le faire. Affalée ainsi la tête en bas et les jambes en l'air pour ne pas faire simple il va bien falloir trouver une chose à faire avant de devenir accro à l'écran.

"Haaaa je comprends pourquoi tu es resté ici si longtemps mmhhhhh... Dommage pour la TV faudrait la réparer non ? Et pour les réserves de chips, à croire qu'il ne reste que du whisky. Dis... Tu comptes y retourner un jour toi, en Amérique ?

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mer 27 Juil - 4:17

Voilà qu'elle faisait de l'humour sur les vêtements du jeune homme. Cette petite boutade fit rire le flic, même si son état d'esprit similaire au sien contribuait à son bonheur. Lorsqu'elle s'empara de sa main symboliquement, il hochait la tête. Tout en l'écoutant, il était déjà en train de préparer un plan de survie dans sa tête. Puisqu'elle acceptait de rester avec lui, il allait devoir se bouger l'arrière train. Il ne s'agissait plus de lui et sa vie misérable. Maintenant qu'il avait envie de voir des lendemains heureux et qu'il avait la vie d'une adolescente de Dix-sept ans entre les mains, c'était une autre paire de manche. Là, la vie de cette fille était son Saint-Graal, et il allait s'en occupée, avec toute les responsabilités qui incombe. Il savait déjà que rester dans ce bar ne serait que le prolongement d'une mort certaine. Déjà, quelque part dehors, les monstres rôdaient. En plus, ses coups de feu distribués comme un abruti en avaient peut-être attirés certains. Sachant qu'en plus ils ne disposaient que d'alcool et de sodas pas frais, ils manquaient de vivres. Malgré l'image sécurisante que le lieux donnait, il n'était qu'un piège de famine mortel déguisé en havre de paix.

Avant que Norah arrive, cela ne posait pas problème, mourir de faim lui convenait très bien. Mais maintenant, la donne avait beaucoup trop changée. Il ne pouvait pas lui cacher la vérité bien longtemps ; ils étaient entourés par les monstres, sans vivres, et ils devraient bouger sous peu. Il commençait déjà à faire jour dehors. Lui avait passé sa journée à dormir, mais quand était-il d'elle ? Peut-être était-elle fatiguée ? Son plan était simple, malgré les risques biens connus. Si sa protégée avait besoin de repos, il veillerait sur elle jusqu'à son réveil. Une fois ceci fait, ils irons trouvés une supérette sur la route. Il serait même bien qu'ils rencontrent une tierce personne en route, sait-on jamais. Ce plan se soumettait à la condition qu'ils ne croisaient pas de monstres, mais … Il y en avait beaucoup, et le pessimisme gagnait le flic. Il allait devoir usé de ses atouts et de sa Scar-H si il voulait protéger la belle – comme dans les films – mais il s'y était de toute manière bien résolu.

« - Moi aussi je t'aime bien. Merci de veillée sur moi, alors ! Il vaut mieux une rencontre ici plutôt que là-bas, crois moi, tu l'as échappé belle. Que faisais tu là bas ? » Il ne songea pas à la famille. Il faut dire que lui n'en avait plus, et pensait que ce n'était qu'un sujet tabou qu'il avait déjà sortit de sa mémoire. Poursuivant le dialogue, il sauta du comptoir, tombant deux pieds joints sur le sol. Il sortit alors sa belle Scar-H, sa fierté. « - Ne t'en fais pas, regarde ça. La ville est en effet à nous, et on va bien s'en amuser ! »

Il préféra dans un premier temps continuer sur le ton de l'insouciance face au propos de l'adolescente. Mais peu à peu son sourire s'effaça lorsqu'elle évoqua la nourriture à sa manière. Elle n'était pas débile après tout, elle avait le sens de la priorité. Se mordant la lèvre inférieur il disparut à nouveau derrière le comptoir, non sans rappelé une certaine scène d'offre de Soda. Cette fois il ouvrit un tiroir bien précis et déplaça une immense carafe d'eau, un paquet de chips poulet moutarde, d'après ce qui était écrit sur l'emballage, trônait ici, fièrement. Assez honteux il avait détruit les stock d'apéritif durant sa semaine, il ne restait que ça, planqué sournoisement ici. Au cas où il se fasse agressé un soir par des voleurs, quel paranoïaque. Il le lança à Norah, lui montrant par la même occasion à quel point il était prêt à sacrifié ses petits plaisir pour les siens, en parfait gentlemen. Cependant il ne fit pas le fier coq, et garda sa mine aggravée, il devait lui faire le même briefing qu'il avait fait dans sa tête. La préservée d'une telle réalité ne servait pas à grand chose.

« - La télé n'est pas réparable. Ce n'est pas l'installation ni l'antenne qui fait défaut, mais les chaînes. Du moins, je crois … Enfin, de toute façon nous ne pouvons pas rester. » Il se déplaça jusqu'à l'entrée, Scar-H à la main, jetant un œil inquiet au travers de la vitre, tout en éteignant la lumière. Il lui semblait voir des formes mouvantes dans la lumière de l'aube naissante. Simple paranoïa ou réel danger ? Il préféra ne rien dire là-dessus. Pas la peine de lui faire peur. Au niveau de la pièce, l'extinction de la lumière avait rendu la visibilité bien moins net mais les quelques rayons lumineux qui passaient de manière rassurant à travers le vitrage permettaient de voir d'une manière plutôt claire les formes. « - As tu dormis ? Si tu es fatiguée, repose toi. Je veille. Sinon je ne te cache pas qu'il va falloir qu'on bouge d'ici plutôt rapidement comme je l'ai dit, on manque de vivre. Ce que je t'ai donné, c'était nos dernières cartouches. Alors il faut que tu sois en forme, ce sera toujours mieux. Partons à la conquête du monde ! Enfin … A la recherche de nourriture, pour le moment. Ne t'en fais pas, je sais où me rendre. »


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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Jeu 4 Aoû - 16:08

" Ce que je faisais là-bas ? Rien enfaite. J'ai quitté l'Australie avec ma famille en navire pour trouver un refuge mais il ne restait plus que des ruines... C'était pas sur la brochure. Puis le bateau a été envahi par des monstres pire que des zombies et je me suis retrouvée avec des inconnus jusqu'au japon dans un refuge de sardines. Pas la croisière idéale mais bon... "

Ho ! C'est long à dire en prenant à peine une ou deux respirations mais c'est un résumé alors soyez heureux que je n'aie pas monologué sur la version longue et sans sous-titre. Pendant mon explication Anthony pose fièrement, son arme à la main. J'ai l'air ridicule moins avec mon marteau tiens mais les mort-vivant ne feront pas les fiers non plus face à ce canon. Si je suis sage, il me laissera peut-être bidouiller avec non ? Avec le fusil et deux millions de balles on va pouvoir nettoyer la ville. Car même si on se déclare propriétaire à juste titre de la ville, il va falloir virer nos mortels colocataires. Ou alors on leur laisse les bars à Sushi. Le poisson je sature un peu maintenant...

Et la transition est parfaite, des Sushis nous passons aux chips poulet/moutarde. Ça pique, hélas il ne faut pas faire la trop difficile et puis c'est des chips quoi bordel, ça ne se refuse pas surtout quand je ressemble à un fil de fer tellement la mal-bouffe a disparue avec l'invasion des morts. Je me demande si cela a résolu le problème de l'obésité aux States. Je demanderais à Antho plus tard même si on s'en fout.

" Houuu je te les laisses !>Enfin, je viens de me goinfrer tout à l'heure moi, prend le toi où gardons le pour plus tard. "

Ou jusqu'à ce qu'on trouve autre chose à manger surtout. Et pour la perspective de réparer la Télé, c'est débile aussi, l'électronique japonais c'est pas au niveau de mon bricolage de campagne et rétablir les chaînes il est hors de question. Avec la tête que je me paie il est impensable que je devienne la première présentatrice de Zombieland. Merde en plus ça doit être copyrighté ce mot, on va droit au procès. Tout compte fait, on va bien devoir partir. Depuis que la race humaine est passée du haut de la pyramide de la chaîne alimentaire au bas, il ne fait pas bon de rester des cibles faciles et immobiles. Hey, malgré mes 14ans, j'ai de l'expérience en matière de servir de buffet à ciel ouvert : dixit le bateau de croisière. Donc pas question de renouveler l'expérience de sitôt. Et il n'est pas l'heure de roupiller non plus. Avant mon escapade suicidaire, j'ai fait que dormir et une bouteille de Coca c'est dix fois plus puissant que le café pour rester éveiller. Ne vous en faîtes pas, Norah est en pleine forme !

" Je suis en pleine forme, et resté ici une journée de plus reviens à griller nos cartouches plus vite... Autant partir loin d'ici. Car aujourd'hui je sens que ce bar Américain va être bombé. Va dehors et trouve un chemin sûr, fais-moi signe, je fais mon sac et j'arrive..."

Niak Niak, si la télé marche, le lecteur CD et les baffles aussi. Si les Zombies sont attirés par le bruit, autant les laisser la où on est pas. Et d'ici que l'un d'eux appuis sur off ou qu'ils ont bouffé tous les amplificateurs on sera loin. Alors... Rock ou Country ?

Dés qu'Anthony me fait signe que la voie est libre, je mets en route le lecteur et je... Cours ! Quoi j'aurais pu le prévenir de mon plan ? C'est juste...

" Antho ! Cours ! Le bar va pas tarder à se remplir de clients et j'ai pas envie de les voir. Et vive la Country Hyhaaaaaaa !

Euhhhh c'est pas le moment mais c'est la première fois que je m'amuse depuis longtemps. Si on veut mordre la vie à pleine dents, pour moi ça commence maintenant. Alors messieurs les zombies, venez nous manger dans ce bar, nous on sera bien loin !

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Anthony Heriksen

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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mar 9 Aoû - 7:39

Sans doute l’idée la plus dangereuse, irréfléchie et folle à laquelle quelqu’un pouvait penser. Et ce fut Norah qui eut cet éclair de faux génie flagrant. Tout était calme, et lui avait prévu de se la jouer discret en arpentant les rues dans l’ombre. Mais non, la peste en avait décidé autrement. La musique battait déjà son plein, alors que la jeune femme passa à son niveau, en courant. L’air sévère il s’empara de son poignet et lui lança un regard noir. Elle aurait pu le prévenir merde, maintenant ils allaient devoir courir comme des dératés.

Et c’est ce qu’il fit. Rapidement, il poussa la porte. Il lui semblait déjà entendre les grognements vengeurs des monstres en tout genre qui arpentait les rues de la capitale japonaise. Merde, ça faisait vraiment peur, encore plus que d’habitude. Il se mit à courir, tenant toujours avec force le poignet de la jeune fille. Sa condition physique n’était pas exceptionnelle, mais c’était suffisant. D’autant plus que maintenant la peur au ventre lui faisait pousser des ailes … Qui le rendait beaucoup plus rapide que d’habitude. L’adolescente suivait-elle le rythme des jambes affolées du flic ? De toute façon, il ne risquait pas de s’arrêter, ni de la lâcher.

Il courra ainsi deux rues, sans tenir compte de la direction. Il tourna à l’angle gauche, puis à droite. S’éloignant suffisamment pour ne plus entendre le vacarme du bar dans lequel ils se trouvaient, c’était déjà rassurant … Cependant, tous les zombies de la ville n’allaient pas finir là-bas. Du coup, il fallait toujours être vigilant. Le flic regarda derrière lui, Norah.

« - Viens, idiote. »

D’un ton autoritaire malgré son épuisement évident, il lui signifiait toute la gravité de son action osée sans prévention préalable. Il lui aurait bien mis une petite claque, si il n’avait pas signifié auparavant son engouement à l’amusement, il eut tout de même un petit sourire en coin. Suffisamment pour montrer qu’il ne lui en voulait finalement pas plus que ça. Il regarda autour de lui. Tokyo semblait à une ville occidentale en tout point, rien que cette rue le montrait de par sa configuration en lotissement. Scar-H à la main, le flic défonça une porte bancale d’un unique coup de pied, à la manière d’un super héros de film américain, soulevant un amas de poussière. Il toussa rapidement, invitant Norah d’un signe de la tête.

« - Avec le bordel que t’as foutue, c’est plus très sûr dans le coin. Mon plan est foutu, alors on va fouiller cette baraque en attendant que ça se calme, vu ? »

Puis il pénétra dans le hall. C’était une sympathique habitation de classe moyenne, le Hall donnant sur un escalier menant au premier étage, alors qu’à gauche il y avait le séjour et à droite, une cuisine. D’autres pièces étaient encore inaccessibles à sa vue, mais il se doutait que c’était une maison des plus classiques. Invitant la jeune fille à entrer, il referma la porte, même si de toute façon le verrou était mort. Il s’installa alors sur un sofa paisiblement, face à une fenêtre. Seulement, la paix ne s’installa pas vraiment lorsqu’un bruit sourd et un râle flippant trancha la nouvelle quiétude des lieux. Le flic se tourna vers l’adolescente, un sourire sadique aux lèvres.

« - On est pas seul, tu vas voir, Norah ? »

Suite à sa demande, il se leva tout de même, Scar-H à la main. Il ne savait pas ce qu’il y avait là-haut, mais son temps de paix était fini, il le savait. Il était temps maintenant de se battre contre ces mutants et autre … Pour peu qu’il survive à ce truc.

« - Bon, j’vais voir. Cache-toi. »
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MessageSujet: Re: Un passe temps ...   Mar 16 Aoû - 16:21

Les lois de la physique, première leçon : être court-sur-patte signifie courir deux fois plus qu'un adulte moyen. Une seule de ses foulées d'effectuées et moi je dois en courir deux. Et en plus en me tenant le poignet pour tenir ce rythme de taré. Quelle grande idée j'ai eu, trois fois j'ai failli tomber lamentablement. Y a pas à dire, la réflexion et moi on n'est pas copain / copine. Et la première chose qui me vient en tête après m'être faite enguirlandée d'idiote et un long moment pliée en deux à reprendre mon souffle, c'est bien sûr de râler. Ben tiens, je cours pas vite mais le naturel lui, il revient au galop !

" Tain... Fallait me prévenir que tu courrais à 100 Km/h. J'ai failli crever d'épuisement moi.

Encore une minute à reprendre mon souffle, les efforts physiques aussi ce ne sont pas mes amis. Je suis une asociale non ? Et malgré une pointe de remords devant ma bêtise je devrais sans doute m'excuser ? Naaaaaaaaan ! Je ne regrette rien ! Je me retiens même de rire un peu, surtout de la tête que faisait Anthony quand je suis sortie du bar à toute vitesse. Impayable ! Il faudrait mettre la main sur un appareil photo pour immortaliser ce genre de scène, ça risque de devenir monnaie courante je le sens.

Et c'est génial d'avoir réentendu de la country, genre ça faisait mille ans que je n'ai plus écouté de musique. Me voilà qui sourit bêtement et pour arranger le tout, je fredonne l'air machinalement pendant qu'Anthony se la joue Bruce Willis face à cette pauvre porte sans défense. Enfin, il faut bien que quelqu'un paie l'addition pour son trop plein d'adrénaline et autant que ce ne soit pas moi. Et toc la porte ! A mon tour de répondre d'une petit sourire en coin en rentrant dans la maison.

" Tu pouvais pas la défoncer plus fort, tout le voisinage a dû se réveiller. Faut pas faire de bruit Anthony. Alala je dois tout t'apprendre..."

Fière de moi, je le rejoins sur le sofa avant d'explorer le salon du regard et... Ho non c'est pas vrai !

" Vise la chaine Hi-Fi ! Ca te dis un peu de country ? Aieuhhhhhhh j'ai rien dit pas la peine de grogner... "

Sauf que le grognement ressemble plus à un râle et qu'il ne vient pas de son compagnon de route. Et mon petit sourire malicieux disparait aussi vite que j'ai sprinté. Le proprio n'a pas l'air content de notre visite et pire, il n'a pas l'air humain. Ça craint. Et Anthony aussi il craint sur ce coup. Me demander d'y aller ? Il est pas bien lui ! Je le regarde avec des grands yeux ronds et verts et panique dans une réponse parfaitement censée.

" Hey ! Moi Gamine de 14ans, toi Policer Surarmé ! Moi Flipper grave et toi c'est ton Job de défendre Moi ! Et... Ha tu y vas quand même ? Bonne chance ! "

Par contre me cacher ? Je suis pas bête non plus. Pourquoi il y a tant de zombies dans le monde ? Car les gens préfèrent se cacher que de fuir. Ces monstres, ça nous sent, ça sent la nourriture. Par contre même avec mes petites guibolles, je peux les semer en courant. Et si Anthony tire, il y à des chances que ceux qui n'aiment pas la country rappliquent dans le coin. Alors ma cachette se résume au seuil de la porte. Hésitant entre m'enfuir et soutenir mon camarade. Que voulez-vous, je suis plus douée à chat qu'à cache-cache. Mais je ne peux pas laisser délibérément tomber Anthony.

" Euhhh Antho, si tu as des problèmes... Cri ! "

Par contre, il peut s'imaginer que c'est pour appeler la cavalerie qu'il doit crier, mais entre nous, c'est plutôt pour encourager la désertion. Voir le repli stratégique de mes fesses.
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