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 Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]

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William Birkin

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MessageSujet: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Dim 15 Mai - 8:21

La main du scientifique tapait nerveusement le vieux bureau de bois qui lui servait de lieu de travail depuis qu'il avait rejoint le Japon. William Birkin avait réussi à quitter les USA, Umbrella lui avait gentiment fait comprendre qu'il allait être muté et surtout, que sa présence n'était plus souhaitée à Nevada Break. La firme avait subit de nombreuses réorganisations, et la menace Villemont avait été prise au sérieux, depuis que ce dernier avait démontré par un tour de force, qu'il possédait une armée capable d'annihiler le Pentagone. Le cauchemars semblait encré dans le monde et partout où allaient les survivants, ils étaient en danger, les hommes ne cessaient de se battre, même dans un monde stigmatisé par le virus-T. William ne supportait plus d'être à l'origine de tout ça, et surtout que la firme utilise son travail pour ses expansions géographique, il fallait à tout prix trouver de quoi combattre l'infection et garantir à Umbrella une situation stable pour l'avenir. Malheureusement, les dirigeants d'Umbrella étaient des technocrates qui appliquaient scrupuleusement des procédures qui n'avaient plus lieu d'être dans le monde actuel. La petite pièce dans laquelle se trouvait William était faiblement éclairée et des monticules de papiers et de rapports étaient entassés sur son bureau. Pourquoi avait-il fait ces recherches au juste ? L'argent, la célébrité, impressionner Annette et Albert. Albert...cet enfoiré avait pu fuir et n'avait pensé qu'à sa pomme pour le coup. Maintenant il fallait rester objectif, mais où en était le monde ? Umbrella pensait avoir le contrôle, mais le virus évoluait à une vitesse hallucinante, et les recherches de William donnaient des résultats de plus en plus pessimistes. Un infecté par le virus-T était capable de rester actif des mois, voire des années. Le virus activait la production de nombreuses hormones et de nombreux composés qui permettaient au cerveaux et aux nombreux organes du corps de fonctionner en dépensant une faible quantité d'énergie. Les contaminés ne cesseraient pas d'exister de sitôt. William saisit la bouteille de whisky qui se trouvait sur son bureau et se servit un verre, qu'il but d'un trait. Le scientifique ne buvait presque jamais, mais depuis qu'il avait quitté l'hôtel Willard et qu'on l'avait muté à Tokyo, ce qui était une exception avant était devenu monnaie courante. L'hôtel Willard...il avait du le quitter en urgence alors que ce dernier était en proie à une attaque d'ABO...là-encore, William était persuadé que quelqu'un était à l'origine de ça.

Flashback, hôtel Willard,

Les bruits d'armes à feu retentissaient dans les couloirs de l'hôtel Willard, et William Birkin s'était retranché dans une chambre. Le scientifique avait accès à un des terminaux informatiques de l'hôtel et avait branché un disque dur externe afin de transférer le résultat de ses recherches sur le virus-C. Les créatures étaient sorties de nulle part et étaient en train d'envahir tout le complexe, William n'avait pensé qu'à une chose, sauver le fruit de tant d'années de travail, l'avenir d'Umbrella et des quelques survivants restant en dépendait. Un cri retentit dans le couloir.

« A COUVERT ! »

Un petit bruit métallique d'un objet qui tombe s'en suivit, puis une explosion fit trembler la pièce où se trouvait l'employé d'Umbrella, les UBCS tentaient tant bien que mal de défendre l'hôtel, alliés aux BCA, pendant que le personnel suivait la procédure d'évacuation. William était le dernier membre du personnel scientifique présent dans cette aile de l'hôtel, tous les autres poltrons avaient quitté le navire, la queue entre les jambes. Maintenant le quadragénaire observait avec nervosité la barre de chargement qui montrait l'avancement du transfert de données, le temps que prendrait l'opération déterminerait la survie ou non du scientifique. Un homme en uniforme d'UBCS entra en trombe dans la chambre.

« Il faut y aller Docteur, les infectés et les créatures ont envahi le hall principal et le premier étage, il en sort de partout, il faut y aller. Le pilote de l'appareil qui doit nous évacuer est prêt. »

William se retourna ver l'homme. Un homme d'une trentaine d'année, le crâne rasé, il portait la tenue des UBCS et on pouvait deviner le grade de Sergent. Son MP-5 était encore fumant, preuve qu'il avait du prendre des risques pour venir chercher l'homme de science. William fixa l'ordinateur, il restait environs 5 minutes de transfert de données.

« Donnez-moi cinq minutes, et j'arrive. »

Le Sergent suait à grosse gouttes, il avait peur pour sa vie, c'était évident. Les tirs d'armes automatiques se rapprochaient, signe de l'inexorable avancée des contaminés.

« Je ne crois pas que vous comprenez, Docteur, les monstres sont là, ils seront dans cette chambre d'un moment à l'autre. »

Birkin se retourna, particulièrement agacé.

« Partez si vous le souhaitez, je prendrai le prochain hélicoptère, celui qui est sensé ramener l'équipe de nettoyage. »

Le Sergent épongea son front, on lui avait dit de ramener Birkin à tout prix, même s'il devait utiliser la force. Mais il devait aussi ramener les données, car sans les recherches de Birkin, la firme devrait reprendre certains travaux à zéro. C'était trop pour un Sergent UBCS comme lui, qui n'était pas habitué à ça et surtout craignait pour sa vie.

« Nous...nous sommes les derniers Docteur Birkin, dépêchez-vous, vous avez cinq minutes pas une de plus. »

Le reste se déroula en silence, les données finirent d'être transférées. Lorsque ce fut terminé, le scientifique lança la procédure standard, à savoir la destruction de toutes les données du terminal. Au moins, les rebelles n'auraient pas le plaisir de venir se repaître sur la carcasse des BCA. William rangea le périphérique de stockage dans une mallette et suivit le Sergent. Les couloirs étaient déserts, il y régnait une odeur pestilentielle...une odeur de mort. L'UBCS était en panique, mais s'efforçait de ne pas le montrer, lorsqu'ils furent à la cage d'escalier, le Sergent lui signala qu'il leur restait un étage avant d'arriver sur le toit du bâtiment, l'ascension fut relativement facile, même si les tirs d'armes automatiques retentissaient à intervalles réguliers. L'équipe de nettoyage seraient les derniers à partir. Lorsqu'ils furent sur le toit, un véhicule de transport bimoteur les attendait. Plusieurs BCA armés sortirent pour les couvrir, William fut d'ailleurs surpris d'en voir un ouvrir le feu, alors qu'une silhouette massive tomba d'au-dessus de la porte qui menait aux escaliers...porte que le scientifique avait franchi quelques secondes plus tôt. Une fois près du transporteur, William remarqua qu'un licker avait été abattu par le BCA...les ABO étaient déjà sur le toit. Lorsqu'ils furent dans le transport, le savant remarqua qu'une dizaine d'UBCS et cinq BCA s'y trouvaient déjà. Il y avait là les membres de l'équipe Zeta, une des équipes de nettoyage. Le Sergent se dirigea vers un officier BCA.

« Le Docteur Birkin est évacué mon Capitaine, les équipes Alpha, Gamma et Delta peuvent remonter, ce sont les derniers. »

Le Capitaine, un homme d'une cinquantaine d'année encore bien en forme, fit le compte des effectifs.

« Il va falloir de serrer, mais en même temps, nous n'avons plus le choix, il faut partir et évacuer cet enfer. »

Le Capitaine, dont on pouvait lire le nom de Soren sur la veste de combat, se dirigea vers une radio à courtes fréquences.

« Ici le Capitaine Soren, coordinateur de la défense de l'hôtel Willard, le bâtiment est officiellement déclaré perdu, j'appelle les équipes de nettoyage à se replier au point de ralliement A23 pour évacuation...je répète, j'ordonne le repli au point de ralliement A23 pour évacuation à tout le personnel combattant encore présent sur le site de l'hôtel Willard. »

C'était le dernier transporteur à quitter l'hôtel, avec le recul, William se dit qu'il avait de la chance, il aurait pu rester dans ce trou à rat. Quelques minutes plus tard, une douzaine d'hommes en armes sortirent des escaliers, complétement haletants, certains aidant l'un d'eux qui était blessé et tentait de se déplacer en boitant, ruisselant dans son propre sang. Plusieurs BCA sortirent du transport pour essayer de les couvrir, abattant des lickers qui escaladaient la façade de l'hôtel pour atteindre le toit, alors qu'un flot ininterrompu de contaminés gémissant sortait de la cage d'escalier...quelques minutes, il aurait fallu quelques minutes et William aurait été bloqué à l'intérieur de l'hôtel, encore une fois il avait flirté avec la mort. Une fois le groupe ayant rejoint le transport, les pilotes firent décoller l'appareil, qui s'éloigna à toute vitesse. A travers un des hublot, le virologue observa la marée de contaminés se rependant littéralement sur le toit de l'hôtel Willard...personne ne dit mot durant le long voyage qui les attendaient, un médecin ayant déjà entrepris de soigner les blessés et de leur injecter des antivirus.


L'hôtel Willard, quel fiasco ça avait été. Peut-être que si les BCA n'avaient pas été aussi sûr d'eux, cela ne serait pas arrivé...pas de cette manière du moins. Plusieurs centaines de morts, et autant de blessés. L'évacuation n'avait pas été très organisée. C'était en partie pour cela que William avait refusé de prendre son poste au Roppongi Hills, l'hôtel étant trop en vue. Le scientifique avait préféré s'établir dans un petit immeuble à proximité du QG d'Umbrella/Tricell, un immeuble ou résidait quelques membres du personnel administratifs et des UBCS pour assurer la sécurité. Cet endroit n'était pas référencé comme une base d'Umbrella, et était relativement calme. Le virologue pilotait toujours les recherches sur le virus-C et d'autres projets qui se déroulaient au Roppongi Hills, mais faisait tout son travail administratif de sa base secondaire, stockant la plupart des données dans cet endroit inconnu. Lorsque le scientifique était revenu au Japon, il s'était violemment disputé avec la Présidence d'Umbrella, allant jusqu'à les traiter d'incompétents, ce qui avait aussi été une raison de son exil. Comme Birkin l'avait souligné, des erreurs aussi stupides que la perte du Willard n'auraient jamais eu lieu sous Spencer. Spencer avait peut-être une morale douteuse, mais il était avant tout un scientifique et avait participé aux travaux sur le virus-T, donc connaissait parfaitement son sujet. Spencer n'avait rien à voir avec les arrivistes aux dents longues qui avaient repris Umbrella depuis la chute du monde. De son repaire, William se tenait au courant des avancements de son équipe, et notamment de Justin Jones, qui en son absence tenait un peu le rôle de surveiller les équipes de recherche et de continuer les travaux du virologue. Il lui arrivait aussi de penser à Selena, qu'était-elle devenue ? Avait-elle périe elle-aussi ? Umbrella n'en savait pas plus, William ayant essayé d'avoir des informations, mais le Superviseur Terradez n'avait plus donné signe de vie depuis quelques temps, un temps assez conséquent...si bien qu'elle avait été déclarée « Disparue » par Umbrella, cette mention était tamponnée sur le dossier des membres du personnel dont on ne savait pas expliquer la disparition. Bien évidemment, l'expérience de William dans le domaine lui avait appris que la plupart du temps, cela signifiait qu'on ne reverrait jamais les gens de tamponnés de cette manière.
Le scientifique rangea la bouteille d'alcool et regarda l'heure...19 heures, c'était bientôt l'heure du rendez-vous. Quelques jours auparavant, il avait été contacté par des gens se disant faire partie du personnel d'Umbrella, lui ayant donné des codes d'accès parfaitement valable et l'ayant contacté sur les ondes cryptées utilisées par la firme. Ces gens n'avaient pas voulu se présenter et avaient dit avoir des informations très importantes à communiquer au scientifique. Au début, William avait hésité, ne sachant pas si ces gens étaient digne de confiance...et surtout, se demandant pourquoi ils ne s'étaient pas présentés. Mais l'appât de la connaissance avait été trop fort, la curiosité étant le meilleur leurre pour attirer un scientifique. Le virologue avait donc posé ses conditions, il les recevrait dans le hall de leur petit immeuble administratif, à Tokyo, et leur avait dit de venir à deux grand maximum. La prudence et la paranoïa de Birkin n'étaient plus un secret pour les gens de la firme, qui pensaient même qu'il perdait la tête avec les années, mais comme il restait un chercheur productif, Umbrella avait pris la décision de le laisser mener ses recherches jusqu'à ce qu'il devienne complétement inutilisable. Un homme tapa à la porte. Il s'agissait d'un grand homme au crâne totalement rasé, un colosse de plus de deux mètres affichant une musculature peu commune et une barbe bien taillée. Rijaal Selam, un africain qui avait rejoint l'UBCS depuis la chute de toute autorité. Rijaal était chargé d'assurer la sécurité de Birkin depuis qu'il était au Japon, et l'homme s'était dévoilé être d'une intelligence peu commune, la même intelligence qui lui avait permis d'acquérir le grade de Lieutenant au sein des UBCS alors qu'il n'avait que trois années d'ancienneté et 29 ans.

« Les préparatifs sont terminés, Docteur Birkin. »

William jeta un nouveau coup d'oeil à sa montre et se tourna bers Selam, qui, comme à son habitude était particulièrement stoïque, ses yeux masqués par des lunettes de soleil.

« Parfait, une fois que je serais dans le hall, vous resterez caché sur les balustrades jusqu'à mon signal. Je ne veux pas prendre de risque, les rebelles sont suffisamment sournois pour réussir à infiltrer Umbrella. »

Le colosse hocha la tête, saisissant l'AK-47 qu'il portait en bandoulière. Une vingtaine d'UBCS vivaient en permanence dans le petit immeuble, et William les avait tous mis à contribution. Le scientifique se leva et descendit, accompagné de Rijaad, dans le hall. Le hall du bâtiment était relativement grand, et en parquet verni, de nombreuses plantes luxuriantes décoraient le lieux, on pouvait aussi voir un bureau qui devait servir à l'accueil des clients lorsque l'immeuble était encore un hôtel. William se tenait face à la porte vitrée, à une cinquantaine de mètres, portant son habituelle chemise rentrée dans un jean délavé. La blouse ouverte de l'homme portait le badge avec le logo d'Umbrella et sa photo. Le scientifique semblait plus négligé que jamais, sa barbe de trois jours et ses cernes lui donnant un air malade, le virologue ne trouvant plus le sommeil depuis longtemps. Le hall était entouré de balustrades de bois disposées en hauteur, où étaient cachés plusieurs UBCS, invisibles du lieu où se trouvait William et les potentiels informateurs. Le scientifique fit signe à Rijaad de rejoindre la balustrade et ce dernier regarda à nouveau sa montre, il était 19h10, ceux qui l'avaient contactés arriveraient d'ici 5 à 10 minutes...



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Selena Terradez

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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Lun 16 Mai - 8:03

    L'entreprise prenait enfin tous son sens depuis quelques jours. Les manœuvres d'approches étudiées par Selena et mises en place à l'aide des moyens offerts par Alex avaient permises la prise de contact avec les départements scientifiques de la branche nippone de White Umbrella. Les codes d'accès cryptés aux serveurs reliés par satellites n'avaient pas été changés depuis la chute du Pentagone, ce qui n'étonnait guère la jeune U.B.C.S. : la firme ne prêtait plus d'attention à la sécurisation de ses moyens de communications, le plus important résidait en la mise en place efficiente d'une nouvelle direction et du plan de décontamination, de ce qu'Alex et Selena ont pu comprendre suite à une analyse complète des dernières discussions enregistrées sur les serveurs off-shores. Alors qu'une nouvelle ruche de virologues aux dents longues se trouvait en plein milieu de Tokyo, un quartier administratif secondaire à été créé en parallèle. Se faisant passer pour des employés d'Umbrella de retour des États-Unis aux limites du sécessionnisme idéologique, Jones et Terradez purent enfin prendre contact direct avec leur – ils l'espéraient – futur intermédiaire entre la firme et le Palais, le tout dans le plus grand secret. Selena connaissait (trop) bien William pour savoir que ce dernier ne résisterait pas longtemps quant à une proposition d'échanges d'informations sur les virus-C, T et sur les ABO ayant dernièrement attaqué le feu-QG rebelle. Alex, qui semblait au demeurant retissant à une telle approche, s'en était accommodé et paraissait même impatient de pouvoir entrer en tout impunité dans des locaux « ennemis » sans coups de feux, du moins c'est ce que le duo de choc souhaitait. Maintenant que l'appât était en place, il fallait établir un contact physique avec William, qui posa ses conditions drastiques, ce qui était tout à fait légitime; se lancer dans la gueule du loup si facilement, cela ne lui aurait pas ressemblait. Il en avait bavé et tout ce qui lui restait maintenant tenait dans ses bureaux. La jeune femme comprenait également qu'elle ne pouvait pas se rendre chez ses employeurs à visage découvert, il en était de même pour Alex. Il leur fallait donc une couverture et un déguisement assez développés pour espérer rentrer et le plus important, sortir, sans soulever aucun soupçons. Aucun sauf ceux de William; ce dernier devait rapidement comprendre l'ampleur de la situation. Armés au strict minimum, armes de poing chargées, protections pare-balles en état, Alex et Selena quittèrent la chambre de cette dernière pour se rendre aux garages du Palais, dans lesquels les attendait une magnifique berline asiatique noir métallisé et blindée. Dans le cas fortuit d'un replis, il leur fallait un véhicule puissant et pouvant résister aux chocs pour espérer revenir en un seul morceau au Palais... avant que les autorités compétentes ne se chargent de les jeter aux zombies. En effet, peu de personnes étaient au courant de ce que tramaient le Superviseur de la résistance et la Superviseur U.B.C.S., à vrai dire il n'étaient que deux : ce mécano qui leur avait trouvé cette voiture, appartenant à un ex-dignitaire asiatique totalement paranoïaque et l'agent de communication du Palais, grassement rémunérés pour garder le secret.

    Alex menait la marche vers le hangar à engins motorisés, tout habillé de noir avec deux pièces de velcro sur ses épaules encore libres, avec une casquette portant elle aussi une pièce de velcro sur sa face principale. Selena était vêtue elle aussi de la sorte, ses cheveux redevenus rouge cuivré et coupés au carré caché par une casquette du même type qu'Alex. Un maquillage rapide lui avait permis de prendre des traits plus grossiers d'homme fébrile et fatigué, alors qu'Alex s'était raccourci lui aussi ses cheveux. Les deux compères portaient également des lentilles de contact modifiés et colorés, pour éviter toute reconnaissance oculaire via une caméra de surveillance. Ils vérifiaient encore pendant le cour trajet jusqu'au garage qu'ils n'oubliaient rien avant leur départ. 18H30. Le rendez-vous avait été fixé pour 19H15 heure locale, pas avant. Ces derniers devaient user de discrétion pour ne pas se faire repérer dans les couloirs du Palais. Ils arrivaient au bout d'un immense couloir, devant eux se trouvait une porte blanche en acier coulissante. Selena, qui ressentait peu à peu le stress monter, se retourna vers Alex, le visage tendu. Elle lui adressa la parole calmement, à un niveau sonore assez bas en le regardant dans les yeux. « Ça y est, nous y sommes. Prêt ? On peut encore tout arrêter si tu le sens pas, y'a aucun moyen pour qu'Umbrella ne nous retrouve si on abandonne maintenant. ». Elle tapa alors quatre coups distants d'une seconde sur la porte. Celle-ci s'ouvrit rapidement. De l'autre côté se trouvait leur contact mécanicien, qui avait préparé la voiture pour le départ imminent. « C'est celle-ci. Faites juste attention sur la route, elle est assez nerveuse... ». Il tendit la main et remit la clé de contact à Alex. « L'attaché-case factice se trouve sur le siège arrière gauche. Une fois que vous serez sortie du périmètre de sécurité du Palais, vous n'existerez plus. Si jamais il vous arrive quelque chose, on ne se connait pas. Merde à vous. ». Rien de plus rassurant avant de partir que de savoir qu'en plus de ne pas compter pour vous même, vous ne comptez plus pour personne d'autre au monde... Selena espérait juste au plus profond d'elle-même que William ne l'avait pas oublié. De toute manière, il n'y avait aucune chance pour que cela arrive, ou alors elle était devenue la jeune femme la plus naïve de ce qui restait de l'espèce humaine. Selena prit place sur le siège passager pendant qu'Alex refermait la porte conducteur. « On y va. Y'a pas de raison pour que ça se passe mal. ». L'immense porte blindée du hangar laissait passer les faibles rayons de soleils réussissant à passer à travers les nuages à mesure qu'elle s'ouvrait. La puissante voiture vrombissait à chaque coup d'accélérateur; elle traça rapidement sa route jusqu'à la première artère libre. Il ne leur fallait qu'une petite dizaine de minutes pour se rendre jusqu'aux point de rencontre, mais ils préféraient avoir un peu d'avance et se garer hors du périmètre surveillé afin de repérer les lieux.

    La route était assez calme en centre-ville. « On fait le point une dernière fois : tu ne parles pas. Je rentre la première, tu me suis de très près à ma gauche avec la valise en main. La main droite. On se poste au centre du hall d'entrée et on attend qu'il fasse le premier pas. A partir du moment où il commence à ouvrir la conversation, je prend les reines. En cas de problème, tu cours jusqu'à la voiture et tu repars en direction de notre point de chute. Si je le peux je te suis, dans le cas contraire je te couvre et je reste sur place. Ce qu'Umbrella me fera endurer ressemblera plus à des caresses, comparé à ce que tu risques. Je sais que c'est pas motivant, mais je préfère tout revoir avant d'arriver sur place et chier sur un passage. ». Elle regardait droit devant elle, la route s'engouffrait sous le capot de la voiture qui hurlait dans les rues, ameutant de petits groupes d'individus contaminés. Sortant son USP 45 de son holster de cuisse, elle vérifiait que ce dernier était parfaitement utilisable... même si elle s'en était chargé plus d'une dizaine de fois au Palais. Le plus dur ne faisait qu'arriver. La rencontre avec William la terrorisait, non pas qu'elle avait peur de lui, mais peur d'elle, de ce qu'elle ressentirait. Il était le seul à lui faire cet effet là; en sa présence, plus rien n'était pareil, ce qui était dérangeant pour un tireur d'élite comme elle. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'Alex stoppa la voiture à proximité des locaux. « C'est là-bas. ». Elle pointa du doigt un immeuble en bon état à 500 m de leur position, derrière le pare-brise fumé de la voiture. 19H10. Son pou s'accéléra, elle tremblait un peu... il fallait qu'elle reprenne ses esprit. D'un geste hésitant, Selena attrapa la valise à l'arrière, en ouvrit la serrure pour en sortir 6 insignes portant le logo d'Umbrella afin de les accrocher sur les velcro de leurs combinaisons et de leurs casquettes. C'était la touche finale. Un bon déguisement permettrait une approche en douceur. Elle abattu le pare-soleil de son côté pour se regarder dans la glace : elle-même avait du mal à se reconnaître sous ce maquillage, en espérant que William en fera autant et qu'il ne découvrira la véritable identité de ses contacts qu'au moment venu. 19H15. Alex avança le véhicule jusque devant la porte d'entrée principale du bâtiment. Il coupa le moteur et tous deux sortirent d'une manière synchronisée de la voiture, avançant lentement et sûrement, la casquette bien basse et le regard dirigé vers le sol.

    Le bâtiment paraissait anormalement calme et désert. Selena stoppa net ça marche au centre du hall d'entrée, ce qu'Alex imita aussi tôt. Tout n'était qu'une question de secondes. Dans son uniforme de fortune, les formes féminines de la jeune Superviseur étaient totalement masquées, même si la taille de l'U.B.C.S semblait plus être celle de Steve Rogers avant Captain America plutôt que celle d'un membre d'élite sur-entraîné; point auquel elle avait songé mais sur lequel elle ne s'était pas plus arrêté. De toute manière, William ne s'attendait pas à la visite de soldats mais bien de membres de la firme. Et puis peut-être que cela lui permettrait de reconstituer le puzzle plus rapidement. Selena était affreusement tendue et la température sous son uniforme noir était presque insoutenable. Ce calvaire ne serait pas long à endurer. De plus, des pas rapides se faisant proches raisonnaient dans les couloirs du bâtiment et arrivaient jusqu'au duo, planté au milieu de l'entrée.

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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Lun 16 Mai - 15:29

Rencontrer Umbrella? Une mission impossible? Pas pour Selena Terradez qui avait mis les gros moyens pour que le jeune Jones parvienne a approcher ses supérieurs. Mission d'infiltration avec déguisement a la clé et autres accessoires, nos deux compères n'avaient négliger aucun détail. Grace a ce travail, Alex commençait a faire enfin confiance a la jeune UBCS, bien qu'il restait toutefois un poil méfiant. Pourquoi Selena prenait t'elle de tels risques pour lui? Peut être qu'elle aussi souhaitait faire évoluer les choses, afin qu'il puisse y avoir plus de paix et de coopération entre les deux groupes ennemis. Après tout, chasser ses ennemis coûtait a la firme la plupart de son énergie en monopolisant bon nombre de leurs effectifs.

De par ce faite, les opérations de dézombification peinaient a voir le jour et seul le parapluie rouge pouvait résoudre ce problème puisqu'il avait créer tout les virus aujourd'hui présents. Par ailleurs, on pouvait noter que jamais jusqu’à alors, la firme tentaculaire n'avait disposé d'un arsenal de sécurité aussi important et aussi ingénieux. Alex avait du redoubler d'audace et de perspicacité pour déjouer leurs systèmes de protection. Toutefois, il n'aurait pas pu faire grand chose sans l'aide de la jeune UBCS qui avait su parfaitement lui détailler ces derniers.

Alex, d'un naturel perfectionniste, ne voulait rien faire transparaître. Pour cela, un changement physique s'était revelé nécessaire. Alex avait légèrement coupé ses cheveux et les avaient teints en châtain clair avec des reflets blonds. Il avait également choisi des lentilles de contact noisettes. Il avait prit un grand bain de soleil, qui avec une bonne dose d’auto bronzant lui donnait un teint mate et cuivré. Enfin, Un maquillage peaufiné par Selena terminait la transformation. Avec ce look, il ressemblait a n'importe quel inconnu mais personne au premier abord ne pouvait deviner sa véritable identité. Le seul qui pourrait le reconnaître étant Justin mais Alex doutait qu'il le dénoncerait si jamais une telle situation se produisait. Ce n'était pas son genre et puis, Justin tenait encore beaucoup a lui et donnait régulièrement des nouvelles. Donc, il ne se souciait pas trop de ce genre de problème.

La situation était quand même assez hallucinante. Deux hauts placés des deux plus grandes bases encore vivantes allaient infiltrer un complexe de la firme dans le simple but de pouvoir parler a un haut placé. Alex ne savait pas qui il allait rencontrer mais il se doutait bien du visage de son future interlocuteur pour l'avoir déjà connu auparavant. Il s'agissait sans nul doute de William Birkin. C'était également lui qui lui avait arraché son Justin. A la base, ce dernier voulait des échantillons neufs du virus C dont Justin était porteur mais il avait intégré son frère dans ses expérience quand il découvrit sa grande intelligence et sa forte docilité.

Enfin bref, Alex détestait cet homme plus que tout au monde pour cette raison mais également parce que c'était lui qui avait créer la majorité des virus existants et donc, qui avait contribué directement a la situation actuelle. Une pourriture finie qui, de plus, assumait complètement ce qu'il avait fait et qui continuait a produire des créatures monstrueuses et ingérables a partir du génome de Justin. Rien que d'y penser, il en avait des nausées. Comment le Justin pouvait être dupe a ce point?

Lors que les deux compères arrivèrent au point décisif ou la mission, proprement dite commençait, Selena se retourna vers Alex inquiète et lui demanda s'il ne désirait pas faire marche arrière. Le jeune Jones lui répondit, du tac au tac:
-C'est peut être l'un des moment les plus importants que j'ai vécu jusqu’à maintenant. Pour rien au monde, je ne ferai marche arrière. Nous allons réussir, notre plan est infaillible!

Lorsque le conducteur lui donna les clefs, celui lui fit remarquer qu'il ne les connaissait plus, une fois qu'ils seraient sortis du périmètre de sécurité. Sympathique comme remarque mais le jeune Jones le comprenait en parti. Son job devait être très risqué. Alex se mit a conduire et se rendit au point de rendez vous. La route était calme et dégagée, quasi vierge de créatures qui pourraient leur nuire. Le stress était palpable, surtout chez Selena mais il n'y avait aucune raison pour que la situation tourne au vinaigre. A moins que Selena lui tendait un piège mais c'était peu probable et puis, elle avait tout a y perdre.

Lorsqu'ils furent arrivés a destination, Selena le briefa rapidement sur la situation. Apparemment, ça ne rigolait plus du tout et Selena confia que si cela tournait mal, il devait s'enfuir au plus vite et que, faite surprenant, même elle pouvait être torturée par ses propres collègues. Alex lui répondit, calmement:
-Selena, il est hors de question que je te laisse seul. On forme une équipe et s'ils me capturent alors je souffrirai et alors? Ils m'ont déjà capturer et torturer par le passé. Je me suis habitué a leurs pratiques. De toute manière, je pense qu'ils ont tout a perdre en agissant ainsi. Au mieux, j'aurai le droit a un interrogatoire bien musclé et toi, a un petit avertissement! Enfin bref, inutile de commencer a douter de la situation. On va réussir, je le sens!


Les deux protagonistes se dirigèrent ensuite vers le QG de la firme en semant les zombies qui étaient bien trop lents pour les suivre. Le hall d'acceuil de l'édifice était très calme et ordonné. Alex remarqua que Selena semblait toujours plus stressé et anxieuse alors que lui était très calme et pour cause, il attendait ce moment depuis tellement longtemps. Après plusieurs minutes d'attente insoutenables, des pas saccadés signalèrent l'arrivée d'un individu. Allaient t'ils réussir leur coup?

6 XP - Selena
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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Sam 21 Mai - 16:40

C'était donc le moment...maintenant...immédiatement. William s'était reculé dans les couloirs précédant le hall, de manière à ne pas se montrer face à ses interlocuteurs. La situation serait tendue, et le scientifique toucha le petit boitier qui se trouvait dans sa poche, tout en observant les balustrades...il avait encore un petit joker. Les recherches sur les virus de classes C, T et G étaient bien trop importantes pour s'embarrasser avec des considérations morales, trouver un anti-virus efficace et facile à produire était maintenant son unique priorité. Umbrella le payait grassement pour son poste de directeur de recherches, et son statut privilégié le plaçait sur la ligne de front de ce nouveau monde apocalyptique. Les évènements de Raccoon City n'avaient été qu'un commencement, on pouvait dire la même chose des incidents de Rockside, Umbrella n'avait pas eu de contrôle suffisant sur son virus...la firme n'avait pas eu l'aplomb pour maîtriser ce qu'aurait pu être ce virus. Les virus mis au points par la corporation demeuraient fascinants pour William, et il ne laisserait pas des années de recherche partir en fumée non plus, éradiquer l'infection était la priorité absolue. Si ces informateurs disaient vrai, ils pourraient peut-être donner une nouvelle piste au scientifique, mais de nombreuses questions demeuraient : pourquoi l'avoir contacté lui et pas le siège ? William Birkin ne pesait pas beaucoup dans la balance du conseil d'administration d'Umbrella. Il était bien présidant du conseil scientifique, mais cet organisme n'avaient pas vraiment de pouvoir décisionnel sur la firme dans sa globalité...en fait on pouvait dire que le conseil scientifique ne s'occupait que des recherches menées dans la firme, mais que toutes ses décisions importantes devaient être votées par le conseil d'administration. Alors peut-être parcequ'il était le spécialiste du C...mais là encore ça ne collait pas vraiment, Justin Jones était maintenant responsable de l'équipe de Birkin au Roppongo Hills, il était donc bien plus en vue pour communiquer des informations, surtout que Birkin était réputé austère et asocial, contacter Jones aurait été un meilleur paris, sans compter qu'il se trouvait au siège d'Umbrella. Non...William avait beau retourner cette situation dans tous les sens et chercher à prendre tous les chemins de raisonnements qu'il voyait probable...quelque chose ne collait pas...quelque chose n'était pas logique. C'était aussi ce qui avait décidé le scientifique à mettre au point un petit dispositif avec les UBCS présents sur le site, afin de ne pas être pris au dépourvu et surtout de ne pas subir un piège stupide. Ces deux employés présumés de la firme Umbrella pouvaient être n'importe qui : des rebelles, des gens qui en voulaient à Umbrella, ou tout simplement des criminels qui auraient voulu prendre le contrôle d'une antenne de la firme au parapluie afin de négocier une rançon en nourriture et en infrastructures au siège.
Le scientifique resta un petit moment à observer le hall, remémorant dans sa tête toutes les situations qu'il avait anticipé...il avait prévu un plan qui pourrait tenter de contrer la plupart des éventualités...en ayant attiré ses informateurs sur son terrain, il savait pertinemment qu'il aurait l'avantage. Pour tout dire, William voulait maintenant minimiser ses contacts avec l'extérieur, un monde dangereux qui avait causé la vie à tant de personnes, et à tant de ses subordonnés...ce n'était plus acceptable. Le monde était en feu et les hommes continuaient à se battre : Umbrella...les rebelles...ces fanatiques du Culte de l'Ordre Nouveau...tout cela était surréaliste, les hommes, même acculés et au bord de l'extinction trouvaient le moyen de toujours se battre...et pourquoi ? Tout simplement pour avoir la primeur de pouvoir désigner les autres factions comme responsables de tous les malheurs qui avaient frappé la terre. La masse inculte qu'était l'humanité n'était pas prête pour accepter une découverte aussi importante que le Virus-T, et voilà où on en était. Quelques fieffés imbéciles avaient tout gâché, et dans cet innommable gâchis on pouvait compter le travail de William et d'Albert, mais aussi de nombreuses vies innocentes. Eviter cela à nouveau, telle était la mission du virologue.
Alors que le directeur de recherche était perdu dans ses pensées, se disant clairement qu'il perdait un temps précieux en se rendant à ce rendez-vous, la porte du hall coulissa. Deux silhouettes entrèrent et avancèrent sereinement jusqu'au centre de l'immense pièce. C'était donc eux...les employés qui avaient des informations à lui soumettre sur le virus-C, peut-être qu'ils pourraient lui permettre de trouver une nouvelle souche...mais il fallait d'abord être sûr de leur sérieux, et chercher à savoir pourquoi des employés d'Umbrella prenaient autant de précaution pour rentrer dans les locaux de la firme qui les employait. Tout cela sentait le coup fourré à plein nez, la firme aurait-elle mendaté de nouveaux agents pour s'octroyer les recherches de William Birkin et l'envoyer six pieds sous terre une bonne fois pour toute ? Les nouveaux dirigeants étaient trop timorés pour ça, de jeunes loups aux dents longues qui ne se souciaient que de leurs gueguerres internes pathétiques et n'avaient pas le cran pour s'en prendre à Birkin, qui était un homme d'expérience et dont les plus de trente années passées à travailler comme employés chez Umbrella avaient aguerri. Maintenant le scientifique était particulièrement méfiant et son expérience le mettait à l'abri des complots dans lesquels il aurait pu tomber lorsqu'il était plus jeune.
C'est alors que les bruits de pas se firent entendre...les contacts de Birkin arrivaient. C'était le moment fatidique, chaque rencontre devenait une étape critique dans un monde proche de la fin. Les gens n'avaient plus rien à perdre, ainsi la moindre promesse d'une amélioration de train de vie et les risques devenaient dérisoires...certains pillards étaient prêts à tuer pour une bouteille d'eau potable. Umbrella demeurait tout de même très bien équipée, mais cet équipement demandait aussi une sécurité sans faille. De nombreuses attaques avaient été signalées dans des avant-postes isolés de la firme...souvent pour voler du ravitaillement, ou parfois par simple opposition et rebellion face aux installations de l'entreprise. Entreprise...méritait-elle encore ce terme ? Le système économique n'était plus et pourtant Umbrella demeurait, l'ultime réflexe de survie d'une corporation qui avait toujours recherché à être au sommet de la réussite : jadis Umbrella pharmaceutical inc., petite entreprise ayant réussi à révolutionner le monde fermé de la biotechnologie par sa créativité ; hier Umbrella corp., multinationale ayant conquis le monde et la première place de toutes les bourses du monde ; aujourd'hui, Umbrella, société tentaculaire au-dessus du système économique, responsable de la destruction de l'humanité telle qu'on la connaissait...et demain ? Que deviendras-tu, Umbrella...quelle semence de la destruction germera sous ta coupe ? Pour le moment, les deux personnes qui se présentaient à William étaient relativement banales dans leur genre : des employés d'Umbrella de type convoyeurs, avec les casquettes et les uniformes de la firme. Comment de telles personnes pouvaient avoir des informations sur le virus-C ? William s'était attendu à voir des scientifique ou des ingénieurs qui auraient amené du solide. Le scientifique s'approcha des deux personnes, l'une semblait petite et relativement chétive, l'autre personne était plus grande et semblait avoir une musculature plus importante. William remarqua de suite l'attaché-case. Les informations étaient là.
Le scientifique d'Umbrella sortit de sa cachette et s'approcha d'un pas saccadé de ses informateurs. Le scientifique était maintenant face à eux et les observa de manière circonspecte. Selena reconnaîtrait le scientifique qui semblait avoir encaissé encore plus de fatigue qu'avant...un poids moral qui se reflétait sur son physique. Le virologue travaillait trop, et cela était bien visible sur son allure générale. L'homme épuisé stoppa net sa marche à environs cinquante mètres des informateurs et les observa longuement avec ses yeux azur perçants cernés.

« Bonsoir et bienvenue à Tokyo. Je suis le docteur William Birkin, à ce que je vois vous avez amené ce qui était convenu et êtes venus seuls. »

C'était une erreur, William allait enfin savoir ce qui se cachait derrière ces deux personnes. La situation était irréelle, il était évident que ces deux personnes agissaient sous couverture, peut-être des membres de la firme qui avaient été envoyées par le siège pour tenter de savoir ce que faisait Birkin de son côté...peut-être des rebelles. Les deux informateurs étaient dans l'immeuble...se doutaient-ils de ce qui les attendaient. Le scientifique sortit un petit boîtier de sa poche et tapa discrètement sur les touches chiffrées. De manière soudaine et totalement imprévue, une grille métallique se ferma sur les porte de l'ancien hôtel, empêchant toute retraite du binôme. Ils comprendraient dès lors qu'ils étaient piégés. William claqua une fois dans ses mains et des UBCS en tenue et en arme se relevèrent sur la balustrade, sortant de leur cachette et visant les deux nouveaux venus.

« On m'attribue beaucoup de défauts, mais je ne crois pas beaucoup me tromper en affirmant que la naïveté et la stupidité ne font pas partie de cette interminable liste. Pourquoi m'avoir contacté moi en particulier ? Pourquoi ne pas être allé au Roppongi Hills pour négocier ces informations ? Toutes ces questions m'ont mené à la conclusion que vous n'êtes pas ce que vous prétendez être... »

La paranoïa du scientifique n'était un secret pour personne, et nos deux héros étaient en train d'en faire les frais. Une masse imposante sauta de la balustrade pour se réceptionner à côté de Birkin, avant de se déplier et de prendre sa taille maximale, 2 mètres 05, un uniforme d'UBCS impeccable et un AK-47 braqués sur le duo. Le visage fermé de Rijaal était suffisamment exhaustif pour montrer qu'il mourrait d'envie d'appuyer sur la détente.

« Bien, j'espère que vous me pardonnerez cette réception relativement rude, mais vous comprendrez bien que mon temps est précieux, et que, la fin du monde étant là, les formalités d'usage ne sont plus en vigueur...vous avez trois minutes pour me convaincre que vous avez des informations qui peuvent m'intéresser ou me donner le nom de vos employeurs si vous êtes ici pour d'autres raisons... »

Le regard froid de Rijaal montrait bien qu'il n'attendait qu'une chose, le signal de Birkin pour appuyer sur la gâchette. Le Lieutenant Rijaal Selam et Selena s'étaient d'ailleurs sûrement croisés, c'était un homme réputé intelligent et particulièrement compétent, mais d'un naturel impulsif et tête brûlée, ne cachant pas son addiction pour le feu de l'action. Selam avait d'ailleurs été muté dans le personnel chargé de protéger les personnalités de la firme, ses supérieurs ayant remarqué qu'il provoquait souvent des situations périlleuses sur le terrain, uniquement pour pouvoir utiliser son arme et se retrouver en situation de combat.

« ...je vous conseille de faire vite, et surtout de ne rien tenter, le Lieutenant Selam ici présent rate rarement ses cibles, ce type serait capable de vous coller une balle dans la tête avec 2 grammes d'alcool dans le sang. Le délai que je vous ai donné entre en vigueur...maintenant. »

Le scientifique sortit un timer de laboratoire de la poche de sa blouse et appuya sur un des boutons, lançant un compte-à-rebours de trois minutes. Selena et Alex comprendraient alors que William ne plaisantait pas, le scientifique se sentait en danger au point d'attaquer le premier. Les yeux bleu du scientifique s'arrêtèrent sur Alex, son visage lui disait clairement quelque chose, comme un souvenir lointain qui aurait refait surface...tant de chemin parcouru jusque là, William connaissait beaucoup de gens, si bien qu'il était parfois difficile de rappeler de tout le monde, mais il avait un sentiment étrange.

Flashback, 40 ans auparavant, demeure des Birkin

L'enfant de sept ans affichait une moue interrogative. La coupe au ball et les yeux bleu du petit William lui donnaient un air angélique et l'enfant courait dans le jardin de la propriété familiale sous l'oeil attendri de ses parents. Le père de William avait caché un cadeau pour son fils dans le jardin, et cela avait été un prétexte pour la famille Birkin de prendre l'air en ce bel après-midi d'Automne. Une brise légère soufflait en balayant les feuilles mortes qui étaient tombés des arbres jaunis par la saison. L'air était encore chaud, même si on sentait une certaine fraîcheur dans le fond de l'air qui sonnait le glas d'un été qui venait de passer. Le père de William avait tout simplement offert une nouvelle bicyclette à son fils, mais l'avait recouverte d'un drap et cachée sous un tas de feuilles mortes. L'enfant tourna quelques minutes de plus dans le jardin avant de s'attarder directement devant le tas de feuille et de commencer à en extraire le butin qui lui revenait sous le regard ébahi de ses parents qui pensaient l'occuper l'après-midi. L'enfant remercia ses parents, puis son père se rapprocha de lui en lui caressant les cheveux blonds.

« Eh bien, Willy, il semblerait qu'on ne t'ai pas occupé longtemps, tu as fait vite pour trouver, je l'avais pourtant bien caché. »

L'enfant afficha un sourire satisfait et se tourna vers son père.

« Ce tas de feuille n'était pas là hier, et vue sa taille, avec le vent il aurait déjà été étalé...en observant c'est en observant les motifs qui nous entourent que nous comprenons le monde. »

Les parents de l'enfant s'observèrent, complétement stupéfaits. Leur jeune fils avait toujours été en avance, un petit génie qui avait déjà sauté plusieurs classes et qui avait un avenir brillant en perspective selon ses professeurs.


William se remémora cet après-midi d'Automne avec nostalgie... le regard bleu et perçant était toujours le même, même si les traits enfantins avaient mûri avec les années, pour laisser place à ceux d'un homme mûr...ces deux personnes lui donnaient la même impression que cet énorme tas de feuille morte...quelque chose de trop travaillé, qui ne dépareillait pas dans le décor mais qui pourtant, lui mettait la puce à l'oreille. Le regard de William s'arrêta sur Selena, cette impression de déjà vu s'accentua, accompagnée d'un certain malaise. Le scientifique fixait maintenant Selena dans les yeux et ne décrochait plus son regard d'elle, comme s'il cherchait à percer son identité cachée, la même phrase retentissant dans son esprit...c'est en observant les motifs qui nous entourent que nous comprenons le monde...



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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Sam 28 Mai - 10:28

    Une fois à l'intérieur du bâtiment, tout y paraissait maussade et triste. Froid et humide, le hall semblait peu utilisé; enfin il avait du être bloqué d'accès à l'occasion de cette petite entrevue avec le docteur Birkin. Il arriva rapidement à courte distance des deux touristes, la tête et les bras ballotant au rythme des pas de ce dernier, sa blouse blanche s'engouffrant le courant d'air qui lui suivait à mesure qu'il marchait. Toujours le même et pourtant... un pincement au cœur prit de cours Selena, qui du se retenir d'ouvrir la bouche en le voyant avancer dans le couloir. Éreinté; se fut le seul adjectif qui vint à l'esprit de la jeune femme. Méconnaissable, non : depuis le décès de sa famille, il avait toujours été le même homme détruit. Prenant à peine le temps de se reconstruire, il voua alors tout le temps qui venait de se libérer à son premier amour qui lui prenait déjà sa vie : Umbrella Corporation. A priori, ce cercle vicieux avait repris cours depuis le départ de Selena, ce qui ne la rassurait que très peu. Le regard de William se faisait de plus en plus insistant à mesure qu'il avançait, pour se stopper à une cinquantaine de mètres du duo. Les négociations purent enfin commencer, selon les règles que le scientifique décidait de poser, ce qui n'étonna que très peu l'U.B.C.S., connaissant assez ce dernier pour se douter que sa nature referait surface, même si elle ne s'attendait pas à un tel dispositif. Le revoir dans ses conditions... depuis le début de ses démarches, elle se doutait très bien que la rencontre allait être difficile, surtout pour les nerfs, mais ce stress se mélangeait à une impatience quasi-maladive, comme une petite fille qui attendait vivement Noël à partir du mois de janvier et espérant trouver le cadeau dont elle avait toujours rêvé sous le sapin. Toutes ses heures à travailler, à monter le plan, pas la moindre seconde ne s'avéraient pas être tournée vers Birkin, qui la hantait jusqu'à dans ses insomnies. Paranoïaque au possible, il était inévitable qu'il en vienne à séquestrer ces soi-disant employés d'Umbrella voulant l'approcher, alors même que ces derniers auraient très bien pu prendre contact directement avec ses supérieurs hiérarchique. Effectivement, quelque chose clochait pour lui et il fallait le dire, il n'avait que très peu envie de parler avec qui que ce soit. Umbrella incluse.

    William leur souhaita la bienvenue à sa manière. Une fois que la lourde grille métallique condamnant l'entrée fut tombée, toute une troupe d'U.B.C.S surgit de l'ombre, en position de tire depuis la balustrade de la mezzanine surplombant l'entrée. * Yippee-ki-yay Selena. Tu as réussi à te mettre dans la plus belle des mouises en moins de deux minutes, montre en main. *. Et puis il fallait l'avouer, William avait réellement mis les bouchées double pour la réception, voire triples, quand Selena eu reconnue le Lieutenant Selam au côté du scientifique, alors qu'il venait d'effectuer une magnifique descente depuis la balustrade où il se trouvait avec son équipe. Rijaal; un vrai boucher, machiavélique mais également très doué dans son boulot. Unique en son genre. Il était présent lorsque le détachement de la Superviseur Terradez se retrouva bloqué à Pasadena dans un garage souterrain - « On vous envoie des renforts ! » et devinez qui arrive. Rijaal, c'était lui LES renforts. Imaginez un peu un seul homme face à un Proto-tyran en rogne et une bonne centaine de goules n'ayant rien mangé depuis environ cinq semaines. Et comme tout bon moyen de pression également, il ne fallait prendre les menaces de William à la légère. Pour l'avoir déjà vu à l'oeuvre, Selena savait qu'il ne fallait pas laisser s'écouler le temps gratuitement sinon, la dernière qu'ils verraient avec Alex serait la détonation et la flamme sortant tout droit du canon du AK-47 du Lieutenant. Un sursaut de bon sens vint alors frapper dans la caboche de la jeune femme * Et la hiérarchie dans tout ça; si je lui dis de se calmer, il sera forcé de m'obéir. Non mais attend je le fais exprès ?! William, pourquoi tu fais ça... *. Il leur fallait maintenant passer à l'action et rapidement, et puis quelle idée aussi de dire à Alex de se taire. Et s'il avait une meilleure idée que Selena en ce moment ? * Superviseur. Ce n'est pas pour rien. *. Trois petites minutes pour retourner la vapeur, heureusement que Selena et Alex adoraient les challenges, sinon c'était perdu d'avance. Toutes considérations morales et sentimentales mises de côté, il fallait maintenant se concentrer sur ces trois minutes, adopter un angle d'attaque correct en si peu de temps : tenter le tout pour le tout. William semblait déjà assez mal à l'aise, fixant de manière insistante la Superviseur U.B.C.S. Autant exploiter ce filon et jouer la carte de la surprise.

    C'est avec un air totalement désintéressé et une voix assez grave que Selena décida de prendre la parole, après une petite dizaine de secondes écoulées au compteur. « William. Vous êtes tellement prévisible. Votre paranoïa maladive, comme vous nous l'avez si bien exposé, s'avère être un de vos traits de caractère bien connu de nos services. Toutes ces... manœuvres si bien orchestrées, ne pensez-vous pas que nous nous en doutions ? Sinon, quel intérêt de venir nous confronter à une mort certaine pour quelques « informations » que nous vous mettrons sous le nez. A force de vous gâter et de vous applaudir à chacune de vos découvertes, Umbrella a entretenu en vous une sorte de flamme de supériorité, qui tend à grandir à chaque vous pensez être sur la bonne voie. Pas de chance pour vous cette fois. » Il ne serait pas dupe, mais pas question de dévoiler ses réelles intentions tant que les U.B.C.S et plus particulièrement Rijaal sont encore présents en position de tir, à quelques dizaines de mètres du duo. Le but premier de cette intimidation était de venir rompre la première barrière de William, même ce dernier risque de rebondir à la suite de cette attaque verbale. Elle s'adressa alors au gorille présent à côté du scientifique.« Alors Rijaal, toujours en forme à ce que je vois ? Quoi que... pour jouer les videurs dans des locaux administratifs, ton ego a du en prendre un sacré coup. Et je ne te raconte même pas l'impact de cette petite tuile dans ton dossier. Au lieu de te mettre dans notre chemin, va plutôt continuer à pousser la fonte, ça t'occuperas. ». Directe peut-être, mais il fallait marquer le coup. « Docteur Birkin; si vous pensez réellement que je vous divulguerait quoi que ce soit ici même, vous vous mettez le doigt dans l'œil jusqu'à la trachée. Mon équipier ici présent détient l'attaché-case comportant tout ce dont nous avons parlé, voire bien plus. Mais si nous ne jouions qu'avec vos règles, la partie serait bien ennuyeuse. Écoutez-donc ce qui va suivre : la mallette est rembourrée d'assez de donarite industrielle pour souffler deux étages du bâtiment. La poignée de cette dernière fait office de détonateur; si vous tentez quoi que ce soit de stupide à notre encontre, mon ami relâchera la pression de la poignée, ce qui fera automatiquement exploser la charge présente, autant vous dire que le flash de l'explosion sera votre dernière vision. ». Gros coup de bluff cette fois-ci; mais sans moyen de pression, impossible de faire pression. Rhétorique irréprochable du père Terradez, qui savait de quoi il parlait à l'époque. « Vous posez vos règles, nous avons les notre. Je sais que vous ne serais pas indifférent à ce petit exposé et que vous ne risqueriez pas la perte d'autres vies humaines aussi bêtement... ». Il était maintenant grand temps de passer à la vitesse supérieure en déballant le grand jeu. Selena savait qu'il ne lui resterait qu'une minute trente tout au plus, avant de voir s'envoler la vie d'Alex ainsi que la sienne. Elle ne pouvait se résoudre à laisser se dérouler un tel scénario, pour Alex, mais aussi pour William qui, une fois la vérité découverte, perdrait sûrement pied. Le tout pour le tout, voilà tout ce qu'il lui restait. * En espérant que tu t'en souviennes William... * « Et si nous allions discuter de tout ça autours d'un bon café, pourquoi pas à la cafétéria, ou encore au pied de ce magnifique arbre centaine, surplombant la place... ».


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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   Sam 11 Juin - 14:45

L’homme qui accueillit les deux compères n’était autre que William Birkin. Ce scientifique avait particulièrement nui au jeune Jones pour deux raisons. La première était qu’il avait complètement abruti son jeune frère en l’obligeant à rejoindre leur groupe. La seconde était que Birkin était l’inventeur des virus responsable de la situation actuelle et la dernière était que cet ignoble scientifique avait toujours refusé de négocier avec lui. En bref, un conservateur éternellement nostalgique du passé glorieux de la firme et qui ne laisserait jamais son camp changer de méthodologie.

Alex allait avoir un mal de chien à parvenir à ses fins et comme le disait Selena, il était capable d’exécuter tous ceux qu’ils estiment menaçants pour ses petits intérêts y compris ceux de son propre camp.
Comme le jeune Jones le prévoyait, Birkin avait flairé le truc. Ils avaient eu tort de le sous-estimer. Les portes de l’hôtel se refermèrent derrière eux et un escadron lourdement armé d’UBCS fit rapidement leur apparition. Autant dire qu’ils étaient légèrement dans la mouise mais après tout, le jeune Jones n’avait plus peur d’eux. Il craignait surtout que Selena soit condamnée à mort par son camp et le jeune mutant savait qu’ils étaient intraitables sur la traitrise.
Le scientifique s’approcha ensuite du binôme. Fier et imbu de sa petite personne comme Alex le connaissait. Un molosse d’UBCS à l’air agressif et bestial le suivait de près et il ne fallait pas être spécialiste du genre humain pour se rendre compte que cette armoire à glace mourrait d’envie de tirer.

Décidément, Umbrella ne changerait jamais. Les scientifiques étaient toujours aussi égocentriques et sadiques et les UBCS toujours aussi débiles et dominés comme des toutous par leurs supérieurs. Bien entendu, la notion d’égalité, de liberté et le concept de démocratie était complètement absent chez la firme et c’était pourquoi, le jeune Jones avait énormément de mal à les imaginer changer un jour.

Le regard du savant fou se posa sur lui. Il semblait le reconnaitre mais ne se souvenait pas directement de son identité. Il s’attarda ensuite sur celui de Selena. Là encore, le même regard douteux fixa la jeune UBCS. Alex savait que c’était surtout sur elle que reposait la réussite de leurs objectifs. Elle seule savait maitriser les codes et les rites d’Umbrella. Elle connaissait également bien mieux Birkin que lui et pouvait mieux exploiter ses faiblesses éventuelles afin de retourner la situation en leur faveur. Il laissa donc tout naturellement sa coéquipière négocier pour le moment. Et il fallait avouer qu’elle n’était pas du genre à se laisser faire. Se faire humilier et menacer par ses propres collègues devait, en effet, l’énerver au plus haut point.

Lorsque la jeune femme termina de s’exprimer, Alex ne put s’empêcher de se sentir un peu soulagé. La proximité de Selena avec ses collègues feraient en sorte qu’ils n’oseraient pas tirer. De plus, si William avait voulu les tuer, il l’aurait déjà fait. Ce n’était pas le genre de la firme de faire durer le suspense. Le jeune Jones ne put toutefois s’empêcher d’en rajouter une petite couche pour compléter ce que venais de dire la jeune UBCS. Il commença à jouer avec la poignée pour leur montrer qu’ils ne bufflaient pas. Ils étaient au même point à présent mais si les deux coéquipiers commentaient la moindre petite erreur, leur mission serait définitivement ratée. En se raclant la gorge, Alex prit une voix rauque qui ne permettrait pas de l’identifier:

-Hum. Comme l’a dit mon coéquipier, nous ne sommes pas suffisamment stupides pour venir ici sans le moindre moyen de pression. Vous n’avez pas failli à votre réputation monsieur Birkin. Toujours imbue de vous-même et persuadé de tout pouvoir gérer. J’aime votre perfectionniste mais quand il vire à la paranoïa, cela me plait beaucoup moins. Qu’avez-vous à gagner avec cette petite mise en scène ? Vous pensez que vos subordonnées vous suivront jusqu’à l’éternité ? Croyez-le ou non, un jour viendra ou vos petits jouets se lasseront de votre mégalomanie. Ne croyez surtout pas que vous pouvez gérer tous vos problèmes. Vous avez en effet un gros point faible. Vous êtes incapable de comprendre vos semblables mais que voulez-vous ? A présent, dites à vos hommes de poser leurs armes et prouvez nous que vous n’êtes pas ce scientifique que tout le monde croit être mais une personne ouverte au dialogue et aux négociations à l’amiable. Après, même en supposant que le détonateur ne marche pas, j’aurai le temps de vous coller une balle dans la tête bien avant que vos hommes fassent quoi que ce soit. Nous ne sommes pas venus ici pour nous amuser et tout comme vous, nous ne sommes pas du genre à ne pas remplir nos objectifs.

Il regarda ensuite Birkin droit dans ses yeux en attendant sa réaction.
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MessageSujet: Re: Planque de William Birkin [PV A. Jones et S. Terradez] [En suspend]   

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